Programme DE SALLE
GALA LYRIQUE À LA
FRANÇAISE
Dimanche 7 décembre · 16h00
Salle Gaveau
PROGRAMME
Through Flames pour violon et orchestre
Jacques OFFENBACH
Contes d’Hoffmann « Air de la Poupée »
Fausto « Cavatina Margarita »*
L’INVITATION AU VOYAGE
Oeuvre mystère à découvrir lors de ce concert
DISTRIBUTION
PRÉSENTATION
Dans les œuvres d’opéra, l’amour est souvent au cœur de l’action, accompagné de mort et de violence, de vengeance et de fatalité, dévorant les âmes et déchaînant les passions. Au XIXème siècle, en France, les héros mythologiques laissent de plus en plus la place au drame humain, le « Grand Opéra » s’effaçant peu à peu devant « l’Opéra-comique » et le « Drame lyrique ». Gounod, Offenbach, Bizet, Massenet ou encore Louise Bertin, sont les grands représentants d’une nouvelle expressivité fondée sur le réalisme, la sincérité des émotions et le raffinement orchestral.
Aux côtés de ces compositeurs romantiques, le programme met également à l’honneur la génération contemporaine avec Henry Nafilyan et le jeune Jean Szulc.
Pour la première édition du Concours Édouard Colonne, une œuvre originale a été spécialement commandée pour la violoniste Maelys Lauriac, lauréate dans sa catégorie.
Fruit d’un partenariat avec la classe de composition d’Olivier Calmel au Conservatoire du 12ᵉ arrondissement, ce projet a donné lieu à la sélection du jeune compositeur Jean Szulc, choisi pour imaginer et écrire cette création.
- Les Contes d’Hoffmann
1873 : Jacques Offenbach, le maître des opéras bouffes (de la Belle Hélène, à la Périchole, en passant par la Vie parisienne) s’empare des droits du livret d’une pièce de théâtre écrite par Michel Carré et Jules Barbier inspirée de la vie et des écrits du célèbre conteur romantique E.T.A Hoffmann (1776-1822). Bien que très affaibli par la maladie, il s’enthousiasme pour ce sujet qui le ramène nostalgiquement vers son pays natal et le romantisme allemand. Il se voue corps et âme à la composition de la partition, ne souhaitant qu’une chose : « c’est de vivre jusqu’à la première ». Malheureusement, après avoir organisé chez lui une audition publique de neuf numéros, il s’éteint le 5 octobre 1880, sans avoir pu achever l’orchestration (que prendra en charge Ernest Guiraud). La création posthume le 10 février 1881 à l’Opéra-comique de cet « opéra fantastique » en cinq actes qui mêle satire et drame et résonne comme le chant du cygne du compositeur, est un triomphe.
- « L’air de la poupée »
Lors d’une soirée mondaine, l’inventeur Spalanzani remonte Olympia, une automate mécanique, pour la faire chanter devant les invités.
Cet air dit « de la poupée », extrêmement célèbre pour ses vocalises pyrotechniques et dont le contenu textuel n’est qu’un prétexte à de la pure prouesse vocale pourrait a priori sonner comme un simple tour de force démonstratif. A moins que cette valse libre de forme strophique, ne soit l’occasion pour l’irrévérencieux Offenbach d’un ultime pied de nez au genre de l’opéra, parodiant dans le même temps la figure de la cantatrice colorature et celle des admirateurs férus de performances virtuoses.
- Roméo et Juliette
Compositeur de plusieurs centaines de mélodies pour voix et piano et de nombreuses pages de musique sacrée, Charles Gounod (1818-1893) est le représentant emblématique du « drame lyrique », genre phare de la seconde moitié du XIXème siècle en France, et sera également l’initiateur de l’esthétique de la déclamation chantée.
Lorsqu’il se lance dans la composition de Roméo et Juliette, d’après la pièce de Shakespeare, la carrière opératique de Gounod, récemment élu à l’Académie des beaux-arts, est en dents de scie : parfois auréolée de succès, mais surtout sanctionnée par des échecs cuisants (dont la Reine de Sabba en 1861 ou encore Mireille en 1864). Cette fois-ci, son nouvel opéra en cinq actes, créé au Théâtre-lyrique le 27 avril 1867 sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré, sera unanimement apprécié.
Le livret proche du modèle shakespearien met en scène les amours fulgurants et funestes de Roméo Montaigu et Juliette Capulet, enfants de deux familles rivales de Vérone.
- « Ah je veux vivre »
Dans ce premier air (acte 1), Juliette, jeune fille gaie et insouciante, explique à sa nourrice Gertrude son total désintérêt pour les questions de l’amour.
Gounod compose une valse extravertie, où la fougue et la pétulance de Juliette s’exprime à travers d’impressionnantes vocalises, des gammes chromatiques et des grands intervalles, tandis que des paroles aux rythmes saccadés associés à de vives appoggiatures témoignent des palpitations de son jeune cœur frétillant.
- Louise Bertin
Fille du directeur du Journal des débats et d’une mère pianiste (sans doute son premier professeur), Louise Bertin grandit au sein d’une famille aisée et se forme à la composition avec entre autres Anton Reicha. Elle compose à seulement 20 ans son premier opéra-comique Guy Mannering, dont elle rédige également le livret. Recevant un bon accueil, elle présente deux ans plus tard le Loup-garou, en collaboration avec les librettistes Scribe et Mazères, à l’Opéra-comique à Paris. En 1836, Victor Hugo rédige le livret de la Esmeralda, qui sera créé à l’Académie royale de musique (avec le soutien d’Hector Berlioz qui dirige les répétitions) mais ne connaîtra toutefois pas le succès. Louise Bertin s’éloigne alors de la scène lyrique, jouant certaines de ses œuvres en concert (dont la majorité est aujourd’hui perdue) ou animant des salons musicaux. Également poétesse, elle reçoit en 1842 un prix de l’Académie française pour son recueil Les Glanes.
- Fausto
Après avoir composé en 1826 des fragments lyriques sous le titre Ultima scena di Faust, Louise Bertin s’attelle à l’écriture d’un « opéra semi-seria » en 4 actes, Fausto (sur un livret qu’elle rédige elle-même en italien !), qui sera créé au Théâtre des Italiens le 7 mars 1831. Bien qu’accueilli honorablement par les critiques, il ne sera représenté que trois fois, avant d’être retiré de l’affiche et totalement oublié jusqu’en… 2023, date de sa première reprise au Théâtre des Champs-Elysées.
Déçu par les livres, le Docteur Faust conclut un pacte avec le Diable (Méhistopheles) afin d’obtenir la jeunesse éternelle. Après une brève idylle avec Marguerite, il tue le frère de la jeune fille, qui voulait venger son honneur. Marguerite, désespérée et raillée par Mephistophélès, sombre dans la folie et tue l’enfant qu’elle a eu avec Faust. Pris de remords, celui-ci lui rend une dernière visite en prison, avant qu’elle n’expire de douleurs.
- « Cavatina di Margarita »
Dans cette air extrait de l’acte 2, Marguerite, seule, repense à sa rencontre avec Faust le matin même. Qui peut bien être ce « jeune homme élégant et très gentil » qui trouble ainsi son cœur ?
Une cavatine est – avec l’ « aria da capo » – une forme d’air héritée de l’opéra italien du XVIIIème siècle. La réalisation de Louise Bertin répond aux canons du genre, par sa structure en deux parties (un Andante et un Allegretto, tous deux introduits par de courts récitatifs) et son caractère intimiste et tendre. L’écriture mélodico-harmonique, le traitement de l’orchestre (notamment l’accompagnement arpégé de l’Andante) et le dialogue avec un instrument soliste (le hautbois) renvoient quant à eux à l’esthétique du bel canto d’un Bellini ou d’un Donizetti, exacts contemporains de Louise Bertin.
- Jules Massenet
Jules Massenet (1842-1912), auteur d’environ 300 mélodies, s’est principalement illustré dans le domaine de l’opéra. De son vivant, il bénéficie de près de trois décennies de notoriété, pour ne pas dire de vénération, auprès d’un public pour lequel il compose une musique que l’on qualifierait aujourd’hui de consensuelle et touche-à-tout – on peut en effet déceler les influences diverses de Meyerbeer, Verdi, Wagner ou Gounod, des éléments de musique médiévale, baroque, orientalisante, etc. Compositeur prolifique, il laisse un corpus lyrique impressionnant, de Manon (1884) à Ariane (1906), en passant par Cendrillon (1899) et son chef-d’œuvre Werther (1892).
- Don Quichotte
Commande de l’Opéra de Monte-Carlo, Don Quichotte est composé entre 1908 et 1909 sur un livret de Henri Cain, d’après la pièce de théâtre de Jacques Le Lorrain, Chevalier de la Longue-Figure, elle-même inspiré par le roman de Miguel de Cervantes, L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche (1605-1615). Créé le 24 février 1910, cette « comédie héroïque » reçoit un accueil plutôt positif de la part de la critique et du public.
- « Vous commettez un acte épouvantable »
L’air de Sancho Pança (rôle de baryton) à l’acte 4, est un moment particulièrement émouvant de l’opéra. Abusé par sa candeur et son amour aveugle pour la coquette Dulcinée, Don Quichotte est raillé par la foule ; son fidèle écuyer vole alors à son secours pour réhabiliter son honneur.
Après un court récitatif introductif, où il interpelle « belles dames et seigneurs », Sancho Pança entonne un air d’une grande douceur (Andante sostenuto), soutenu par la chaleur du cor anglais et la clarinette. Un final grandiose reprend cette mélodie, les violons jouant en colla parte avec la voix, tandis que les cymbales ponctuent le retour des « belles chevauchées » de jadis.
Suivant le souhait de Marc Korovitch, notre Directeur Musical, a instauré la saison passée une nouvelle séquence dénommée « Invitation au voyage ». Il s’agit d’inviter le public à venir découvrir une page peu connue, choisie avec soin mais dont l’identité sera tenue secrète, comme une manière de placer l’auditeur en état de réceptivité totale (à l’image d’une écoute en aveugle).
Naturellement, à l’issue du concert, le nom de l’œuvre et son compositeur seront révélés.
L’Invitation au Voyage :
ENESCO · Sept Chansons (n°3, 4, 6)
On ne présente plus l’opéra le plus apprécié et joué à travers le monde qu’est Carmen. Le livret, rédigé par Henri Meilhac et de Ludovic Halévy, s’inspire de la nouvelle éponyme de Prosper Mérimée (écrite entre 1845 et publiée en 1847) : Dans les années 1820 à Séville, la gitane Carmen a charmé le sergent José qui devait l’arrêter à la suite d’une rixe entre ouvrières. Rapidement lassée par son amant, elle le délaisse au profit du torero Escamillo. Devant les arênes de Seville, Don José tente de reconquérir Carmen mais pris de rage et de désespoir devant son refus, il la tue d’un coup de couteau.
Les premières représentations en mars 1875 à l’Opéra-Comique de l’ultime ouvrage lyrique en quatre actes de Bizet sont pourtant soldées par un échec : livret jugé immoral et trop violent, héroïne indécente, exécution musicale et mise en scène approximatives, etc. C’est après la mort du compositeur quelques mois plus tard, que l’opéra connaîtra un succès fulgurant dans toute l’Europe, comme en témoigne l’enthousiasme de Tchaïkovski : « Je suis persuadé que d’ici une dizaine d’années, Carmen sera le plus populaire du monde ».
Compilées à titre posthume par Ernest Guiraud (ami de Bizet qui a également mis en musique les récitatifs initialement parlés), les Deux suites pour orchestre reprennent des extraits instrumentaux (le prélude, les entractes) auxquels s’ajoutent des arrangements de différents airs (la habanera, la séguédille, l’air d’Escamillo, etc.)., le tout organisé dans un ordre différent de la chronologie originale.
Suite 1 (1882) :
Prélude – Acte I
Aragonaise – Interlude de l’acte 4
Intermezzo – Interlude de l’acte 3
Séguedille – acte 1
Les Dragons d’Alcala– Interlude de l’acte 2
Les Toréadors – acte 4
« la Séguedille »
Fin de l’acte 1, Carmen doit être conduite en prison sous la surveillance de Don José. Prête à tout pour recouvrir sa liberté, elle se lance dans un numéro de séduction en faisant mine de fredonner une chanson sur un air de danse andalouse.
Introduite par la flûte enjôleuse et par la rythmique allègre à 3 temps de la séguedille, Carmen entame une première section en tournant autour du mode Majeur et du mode de mi (dit « andalou »), figurant le double-jeu et la ruse qui lui permettront de rouler Don José. Tour à tour espiègle ou langoureuse, elle provoque négligemment l’émoi du brigadier avec des allusions à l’ivresse, à la danse et au désir. S’en suit un dialogue à l’écriture proche d’un récitatif, où Don José essaie tant bien que mal de faire taire Carmen et de lui résister. Mais il cède face au charme envoûtant et aux promesses d’amour de la bohémienne, qui reprend alors triomphalement son air de séguedille.
Suite 2 (1887) :
Marche des contrebandiers – acte 3
Habanera – acte 1
Air de Micaëla – acte 3
Air d’Escamillo (Chanson du Toréador) – acte 2
Chœur de la Garde montante – acte 1
Chanson Bohème (Danse Bohème) – acte 2
- Thaïs
Si cet opéra est aujourd’hui passé à la postérité, c’est surtout grâce à la « méditation religieuse » de l’acte 2, véritable élégie pour violon solo jouée indépendamment en concerts sous le nom de « Méditation de Thaïs ».
Lors de sa création à l’Opéra de Paris le 16 mars 1894, Massenet est alors aux faites de sa gloire mais l’ouvrage suscite de vives polémiques : le sujet est jugé trop sulfureux. Ecrit par Louis Gallet, en 3 actes, d’après le roman d’Anatole de France, le livret met en scène l’antagonisme entre aspiration spirituelle et sensualité, dans un cadre orientalisant : au IVème siècle, le moine Athanaël décide de rejoindre Alexandrie afin d’y convertir Thaïs, une courtisane qui symbolise à elle seule la corruption et le péché de la cité. Confiée au monastère d’Albine, Thaïs trouve le salut mais meurt dans les bras d’Athanaël qui lui crie en vain son amour.
- « Te souvient-il du lumineux voyage »
Dans l’ultime duo entre la soprano et le baryton (unique exemple de confrontation de ces deux tessitures chez Massenet), le violon solo reprend en contre-chant la mélodie de la « méditation », accompagné par la harpe, offrant une page d’une douceur et d’une tendresse qui n’est pas sans rappeler la scène finale d’Aïda de Verdi (1871).
- Faust
Faust, est sans doute l’arbre qui cache la forêt dans le corpus de Gounod. Œuvre aujourd’hui la plus jouée du compositeur, elle a pourtant connu une genèse poussive : fasciné dès la première lecture par le Faust de Goethe en 1838 (comme beaucoup d’artistes contemporains, de Delacroix à Berlioz), Gounod n’en est pas moins intimidé et hésite longtemps avant de céder à ses librettistes Jules Barbier et Michel Carré. La composition de la partition est pour le moins laborieuse, l’air du « Veau d’or » résultant à lui seul de treize tentatives ! L’ouvrage est ensuite refusé par le directeur de l’Opéra, qui n’y trouvait pas assez d’élan ni de brio. Enfin, les spectateurs des premières représentations jugent l’opéra incompréhensible, trop wagnérien et pas assez fidèle à l’œuvre littéraire (le livret étant centré autour des personnages de Faust et de Marguerite).
L’air dit « des bijoux » a depuis participé au succès mondial de l’ouvrage, n’en déplaise à Hergé, qui en fit le refrain fétiche de la Castafiore.
- « L’air des bijoux »
A l’acte 3, seule dans sa chambre, Marguerite, jeune fille encore chaste, s’assied devant son rouet et chante la célèbre légende du Roi de Thulé. Elle aperçoit soudain un bouquet, que Siebel, un ami de son frère lui a secrètement déposé et surtout, une cassette remplie de bijoux, appât perfide de Mephistophèles.
Lors du récitatif introductif, Marguerite essaie de se raisonner et de ne pas ouvrir la cassette, mais la tentation est trop grande face à ses quelques scrupules. Un trille plein d’excitation et une première vocalise sur une gamme ascendante ouvrent le célèbre air en forme de valse. C’en est désormais fini de la jeune fille sage et prude. Les arpèges, les intervalles virtuoses ou encore la diction rapide et nerveuse figurent la métamorphose de Marguerite qui se découvre et s’admire en nouvelle femme coquette tout émoustillée devant son miroir.
Aurélie BERGEROT
BIOGRAPHIES

Largement reconnue pour la profondeur de sa musicalité et la finesse de son interprétation, Sora Elisabeth Lee s’impose comme une présence singulière sur la scène internationale. Également active en salle de concert, à l’opéra et au théâtre chorégraphique, elle a collaboré avec des ensembles de premier plan tels que l’Orchestre de Paris, le Sinfonieorchester Basel, l’Orchestre de chambre de Paris et la Staatsphilharmonie Rheinland-Pfalz.
Parmi les moments forts de la saison 2025/26 figurent des productions et des concerts avec la Dutch National Opera, l’Opéra de Lausanne, Opera North, Opera Vlaanderen, l’Opéra de Toulon et l’Opéra national de Lorraine. Elle retrouvera également plusieurs grands orchestres français et entamera son mandat de directrice musicale de l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée, orchestre résident du Festival d’Aix-en-Provence.
Diplômée du Conservatoire de Paris et de l’Université de musique et des arts du spectacle de Munich, elle a précédemment été cheffe assistante auprès de l’Orchestre de Paris et de l’Opéra national du Rhin.

Maelys Lauriac, née à Paris il y a quinze ans, débute le violon à l’âge de six ans au Conservatoire Francis-Poulenc (Paris 16ᵉ) auprès de Mme Rodica Bogdanas et Mme Sofia Goloboff.
Elle poursuit ensuite ses études au Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris dans la classe de Mme Arielle Gill, où elle obtient en 2025 son DEM avec les Félicitations du jury.
Actuellement, Maelys se perfectionne au CNSMD de Paris auprès de Mme Stéphanie-Marie Degand.
À l’âge de 11 ans, elle participe à l’émission « Prodiges » sur France 2 (2021), marquant déjà son aisance sur scène. Lauréate de nombreux concours internationaux, elle est régulièrement invitée à se produire en soliste.

Audrey Maignan est une jeune soprano, passionnée par les arts en tous genres, ayant débuté le chant lyrique dès ses 15 ans. Aujourd’hui âgée de 26 ans, elle possède une licence d’archéologie, d’histoire et un diplôme d’études musicale puis a intégré en 2023 le Conservatoire National de Musique et de Danse de Paris au sein de la classe de Yann Toussaint. Elle a gardé des liens très étroits avec ses anciens professeurs de chant, Pascualino Frigau, Sylvie Sullé et Doris Lamprecht.
Audrey est une habituée d’Offenbach, que ce soit dans Le Roi Carotte jouant Robin-Luron et Rosée du Soir, dans Orphée aux Enfers en Eurydice, dans Les Brigands en Fiorella, dans Le Financier et du Savetier en Aubépine, ou encore dans L’île de Tulipatan en Alexis.
Côté opéra, elle chante Mimi dans La Bohème de Puccini, Micaëla dans Carmen de Bizet, Donna Anna dans Don Giovanni de Mozart, ou encore Female Chorus dans The Rape of Lucretia de Britten.
Elle a remporté trois prix lors de sa participation au Concours des Saisons de la Voix de Gordes lors de son édition 2023, découlant ainsi sur une collaboration avec Mathieu Pordoy lors d’un récital organisé par le Théâtre Impérial de Compiègne dans le cadre d’un des prix. En septembre 2025, que le 1er prix opéra femme du Concours International de Chant Lyrique de Canari, puis, un mois plus tard, remporte le deuxième prix du Concours International de Chant Georges Enesco, acquierant également le prix Génération Opéra. Elle finit sa saison de concours en novembre 2025, par le Concours International de Chant de Mâcon où elle est récompensée de 7 prix : le 1er Prix, le Prix de la Mélodie, le Prix de la Grange aux pianos, le Prix de la ville de Tremblay, le Prix du Public, le Prix de l’Orchestre et des Techniciens et le Prix des Lycéens.

Originaire de Paris, Max Roblain commence par étudier la flûte traversière, avant de rejoindre à l’âge de 11 ans la Maîtrise du CRR de Paris.
Formée autant à la technique vocale qu’à la polyphonie chorale et au piano, elle décroche son diplôme d’études maîtrisiennes à 18 ans, puis son diplôme d’études musicales au conservatoire de Nantes à 20 ans. Elle intègre ensuite la classe de Léontina Vaduva au sein de la Haute Ecole de Musique de Lausanne, où elle a entamé sa deuxième année de licence en septembre 2025.

Yingying Zong, jeune soprano originaire de Shanghai (Chine), est la lauréate du premier prix du 12ᵉ Concours international de chant Georges Enesco (décerné par l’Institut culturel roumain), saluée pour son interprétation de « Du Conflit à la douleur » d’Enesco comme « riche, expressive et profondément émouvante ». Elle poursuit actuellement un Graduate Performance Diploma au Peabody Institute et est diplômée du Shanghai Conservatory of Music. Ce concert en France marque un jalon important dans le début de sa carrière.
Yingying est reconnue pour sa voix chaude et expressive ainsi que pour ses portraits subtils de personnages, capables de transmettre l’intériorité et la profondeur humaine de ses rôles. Ses principaux rôles d’opéra incluent Mimì/Musetta (La Bohème), Donna Anna (Don Giovanni), Nedda (Pagliacci), Vitellia (La Clemenza di Tito) et Anna Maurrant (Street Scene), rôle dans lequel son incarnation de l’humanité a été largement saluée.
Elle étudie actuellement avec Elizabeth Futral (Peabody Institute) et Nelly Miricioiu, et a participé à des masterclasses avec Joyce DiDonato, Ying Huang et d’autres, ainsi qu’au Mediterranean Opera Studio & Festival. Alliant lyrisme, tension dramatique et authenticité émotionnelle, Yingying Zong est une soprano émergente de la nouvelle génération, très attendue sur la scène internationale.

La mezzo-soprano majorquine a étudié à l’Escuela Superior de Canto de Madrid, complétant sa formation par un master en musique espagnole au Conservatoire royal de musique de Madrid et un master en opéra à l’Universität der Künste de Berlin auprès d’Albert Pesendorfer et de Sebastian Störmer. Elle également perfectionne sa technique auprès de Deborah Polaski.
Lauréate du prix de la « Meilleure chanteuse d’opéra » au Concours international de Logroño 2025, elle a été finaliste de plusieurs concours internationaux, a reçu la bourse de la Fondation Richard Wagner à Berlin et a participé au opéra studio du Teatro Real.
Tout au long de sa carrière, elle a interprété de nombreux rôles d’époques et de styles différents : Rosina du Barbier de Séville, Stéphano de Roméo et Juliette, Sorcière de Didon et Énée, Dorabella de Così fan tutte, entre autres ; dans des lieux tels que le Teatro de la Zarzuela, le Teatro Real Junior, le Komische Oper Berlin, l’Auditorium National, le Teatro Cervantes de Málaga et le Teatre Principal de Palma.
Les points forts incluent le travail sous la direction de Jordi Bernàcer, Pablo Mielgo, Franck Villard, Andrés Salado et Carlos Aragón, ainsi que la mise en scène de Mario Gas, Jorinde Keesmaat, Isabel Hindersin, Frank Hilbrich, Emilio Sagi et Hugo de Ana.

Doté d’une voix riche et expressive, le baryton-basse québécois Dominic Veilleux se distingue par son aisance dans les rôles tant comiques que dramatiques. Il a incarné sur scène Leporello (Don Giovanni), Figaro (Le nozze di Figaro), Don Alfonso (Così fan tutte), Albert (Werther), Docteur Falke (La Chauve-souris), Papageno (Die Zauberflöte), Zuniga (Carmen), Bottom (A Midsummer Night’s Dream), le Marquis d’Obigny (La Traviata) et Fiorello (Le Barbier de Séville).
Applaudi en France, au Canada et à l’international, il s’est produit notamment à l’Opéra de Reims, à l’Opéra Grand Avignon, au Blackwater Valley Opera Festival (Irlande), à l’Opéra de Québec et à l’Opéra-Comique de Paris, où il a interprété Pierrot dans L’Île de Merlin. En concert, on a pu l’entendre dans Le Messie de Haendel, les Requiem de Mozart, Fauré et Duruflé, ainsi que dans La 9e Symphonie de Beethoven.
Lauréat de plusieurs distinctions, dont celles du Concours international de chant de Marmande, de l’Opéra de Vichy et du Concours de chant George Enesco, Dominic Veilleux s’impose comme une voix montante du répertoire lyrique francophone, alliant sens dramatique, élégance vocale et présence scénique éclatante.