Programme DE SALLE
DU CRÉPUSCULE À L'AURORE
Dimanche 15 février · 16h00
Salle Colonne
PROGRAMME
Grave, Molto rallentando, Pesante, Adagio, Adagio
« Je n’en veux pas la Lune » (création mondiale)
« Une Petite Musique de Nuit » – Sérénade n°13 en sol majeur, K.525
Allegro, Romance, Menuetto, Rondo
« Printemps » – Sextuor à cordes n°1, en si b majeur, op.18
Allegro ma non troppo, Andante, Scherzo, Rondo
DISTRIBUTION
PRÉSENTATION
Mozart – Une Petite Musique de Nuit (Début du 1er mouvement, motif en forme de fanfare)
Pour les plaisirs d’une fête galante…
A la mort de son époux, Constance Mozart sollicita l’aide de Joseph Eybler, puis celle de Franz Xaver Süssmayer, pour que soit achevé – dans le plus grand secret – le Requiem qu’attendait le commanditaire. De même, en 1799, elle vend à un éditeur allemand un lot d’environ 300 œuvres que Wolfgang avait entassées chez eux. Elle avait besoin d’argent… Parmi ce lot, figurent pêle-mêle des opéras (dont Le Nozze di Figaro), des concertos pour piano, de la musique de chambre… et une Sérénade (la 13ème et dernière) que Mozart a lui-même intitulée « Une Petite Musique de Nuit » : œuvre charmante, enjouée, visiblement destinée à une assemblée galante désireuse de se divertir aux premières heures de la nuit. Pour quelle riche et noble société, pour quelle fête cette partition fut elle écrite ? Nous l’ignorons…
Les deux seules données historiques que nous possédons sont la date d’achèvement (le 10 août 1787) et la certitude que l’œuvre, originellement, possédait 5 mouvements : en effet, entre les 1er et 2ème mouvements que nous connaissons aujourd’hui, figurait un Menuet dont les pages ont été perdues ou volontairement arrachées. Ainsi, l’actuel 2ème mouvement (Romance) était en réalité le 3ème.
Curieusement, l’éditeur allemand qui avait acquis cette Sérénade (au milieu du lot cédé par Constance) attendra l’année 1827 pour la publier… Aujourd’hui, elle est l’œuvre la plus connue du compositeur, gravée dès 1928 par John Barbirolli (à Londres, à la tête de son « John Barbirolli Chamber Orchestra », au Small Queen’s Hall). C’est principalement le 1er mouvement qui demeure dans toutes les oreilles, avec son jaillissement ininterrompu de thèmes joyeux, lancé par un bref motif en forme de fanfare. D’ailleurs, ce caractère à la fois badin et heureux ne manque pas d’étonner lorsque l’on sait que Mozart, durant l’été 1787, était en pleine composition de son Don Giovanni (qui sera créé le 29 octobre à Prague), et que – surtout – son père Leopold venait de décéder 2 mois auparavant.
Souvent jouée et enregistrée par un orchestre à cordes (en témoigne la 1ère version discographique due à Barbirolli), l’œuvre originelle a toutefois été conçue pour un simple quintette : 2 violons, 1 alto, 1 violoncelle, et 1 contrebasse (venant doubler le violoncelle à l’octave inférieure). C’est dans cette version princeps que nous l’entendons cet après-midi.
Arnold Schönberg (autoportrait en bleu, 1910)
Autre époque, autre nuit… transfigurée !
Un homme et une femme cheminent côte à côte. La nuit est claire. Ils se taisent.
La lune, surplombant la forêt, accompagne leur marche…
Soudain, la femme se délivre d’un lourd secret, et avoue à son amant qu’elle porte un enfant. Mais cet enfant n’est pas de lui… Il est le fruit d’une union passagère avec un inconnu, rencontré peu avant que son nouvel amant vienne embellir sa vie.
Cet aveu renforce l’angoisse de la jeune femme.
L’homme répond avec douceur : « Que l’enfant que tu as conçu ne soit pas un fardeau pour ton âme. Tu le mettras au monde pour moi, par moi ; tu as fait pénétrer l’éclat de la splendeur en moi. »
Deux êtres marchent dans la nuit, heureux, dans cette nuit transfigurée.
Ainsi peut-on résumer le court poème en 5 strophes que Richard Dehmel, poète allemand, fit publier en 1896, au sein d’un recueil intitulé La Femme et le monde (Weib und Welt). Le recueil fit scandale à sa parution. Volontiers symboliste, la langue qui habille ce poème alterne habilement les références féminines et masculines, conférant même aux éléments de la nature une personnification quasi mystique. Ce poème devait beaucoup impressionner le jeune Arnold Schönberg…
Moins de trois ans plus tard, durant l’été 1899, Schönberg se plonge dans l’univers onirique et nocturne de Dehmel pour élaborer – en seulement 3 semaines – ce qui deviendra sa réelle première grande œuvre : le Sextuor à cordes sous-titré « Verklärte Nacht ». Œuvre de jeunesse, on y décèle les influences flagrantes de Wagner (principalement Tristan et Isolde), de Richard Strauss, et même de Brahms pour son écriture intensément lyrique. Par contre, on n’y décèle aucunement la révolution dodécaphonique que le compositeur initiera quelques années plus tard (en 1908, avec son 2ème Quatuor) : ce Sextuor n’est que son opus 4… Pour autant, Schönberg ne reniera jamais cette œuvre (ni aucune œuvre de sa jeunesse), ni les influences qu’elle porte.
A l’image du poème dont elle se fait l’écho sonore, l’œuvre connut une création houleuse à Vienne (en 1902)… ce qui ne manque pas de nous étonner, car l’écriture n’expose aucune rupture agressive à l’oreille, aucun élément qui pourrait ressembler à un attentat stylistique. Dans les années qui suivront, Schönberg écrira bien d’autres œuvres qui sonneront bien plus « scandaleuses » aux oreilles conventionnelles (Moses und Aron) !
Il demeure un point à considérer : quelle est la structure formelle de ce Sextuor, et à quel genre appartient-il ? Le poème de Dehmel qui servit d’appui poétique au compositeur est en 5 strophes (de longueurs inégales) ; l’œuvre de Schönberg est également en 5 parties (enchainées). A suivre parallèlement l’écoute de La Nuit Transfigurée et la lecture du poème, on remarque une adéquation entre le discours musical et la trame poétique (narrative). L’œuvre de Schönberg serait-elle donc une « musique à programme » ? La forme elle-même, étalée sur 5 parties enchaînées, ne correspond en rien à une structure « traditionnelle » (avec un 1er mouvement de forme sonate, un Andante suivi d’un Scherzo, puis un Rondo final). On est ici assez proche du poème symphonique tel que Richard Strauss l’a développé à la suite de Liszt, certes, mais l’écriture de Schönberg s’apparente également – par moments – à une transe sonore frôlant l’abstraction. En réalité, La Nuit Transfigurée est un carrefour, un lieu de rencontre où s’additionnent une narration programmatique, une arche de musique pure, une forme éclatée et pourtant rigoureuse. La Mer, ou Jeux, de Debussy suscitent les mêmes interrogations…
De la nuit à la lumière de printemps
Avec le jeune Brahms, nous quittons l’univers de la nuit pour entrer de plain-pied dans une lumière printanière et juvénile. D’ailleurs, ce surtitre « Printemps » (souvent accolé au Sextuor opus 18), évoque-t-il l’atmosphère souriante et poétique d’une nature en pleine éclosion, ou la jeunesse d’un compositeur à l’orée d’une impressionnante trajectoire musicale ?… Car Brahms, en 1860, n’a que 27 ans. Les grandes œuvres restent encore à venir, et ce Sextuor à cordes n’est que sa deuxième grande partition de musique de chambre (le 1er Trio avec piano avait déjà vu le jour, en 1854).
En 1859, Brahms sortait de la création houleuse de son 1er Concerto pour piano, lequel avait été accueilli… par des sifflets : « un éclatant et incontestable fiasco », résumera le compositeur. Certes, Brahms était toujours tenaillé par l’envie d’écrire une symphonie, mais… le projet avait déjà avorté (se transformant en son malheureux concerto pour piano)… et l’accueil réservé à ce concerto ne l’encourageait pas à écrire de nouveau pour l’orchestre. Aussi, il se tourna vers la musique de chambre, et dès la fin de l’année 1859 il commença la composition de son opus 18. Pour cet opus, Brahms fit le choix de ne pas s’appuyer sur le piano (comme dans son précédent Trio), et opta pour la formation en sextuor (c’est-à-dire un quatuor augmenté d’un alto et d’un violoncelle), lui permettant ainsi de compenser l’absence d’un instrument polyphonique.
A l’écoute de ce Sextuor, plusieurs évidences nous frappent : déjà maître de son art, malgré son jeune âge, Brahms déploie un équilibre formel remarquable (l’héritage de Haydn est perceptible) ainsi qu’une sûreté dans le développement des idées qui nous rappelle que le compositeur est un grand admirateur de Beethoven. Pour autant, Brahms est déjà lui-même : ainsi en témoigne le second mouvement, basé sur un motif archaïsant, qui se structure comme un thème et variations (forme que Brahms réutilisera abondamment). Enfin, à l’écoute de cette écriture lumineuse, volontaire, nette et toute empreinte de fraicheur, il est impossible de déceler l’amère déception que lui avait causée – seulement quelques mois plus tôt – la catastrophique création de son concerto pour piano…
Mais Brahms fut bientôt rassuré : ce Sextuor, créé à Hanovre en octobre 1860, remporta un franc succès ! Et, comble de bonheur, sa chère Clara Schumann manifesta un enthousiasme sincère et joyeusement admiratif. Que demander de plus ?…
Une création mondiale
Fidèle à sa tradition, l’Orchestre Colonne – ici représenté par quelques solistes – perpétue la création d’œuvres nouvelles, la main tendue vers de jeunes compositeurs.
“Je n’en veux pas à la Lune“ est un sextuor de Brice Le Clair, lequel nous dévoile ses intentions par ces quelques mots :
Cette pièce est construite comme une marche lente à trois temps,
non pas héroïque ni funèbre,
mais intérieure et retenue.
Elle avance sans triomphe, sans effondrement, comme un pas qui continue malgré l’usure.
Elle s’inspire de ce cours poème :
« Un soleil morne se lève, je n’en veux pas à la lune, terre désolée. »
Il tente de représenter le matin sans promesse, sans colère, sans illusion,
dans un paysage déjà traversé par la perte.
La lumière existe, mais elle est voilée, fragile, elle ne console pas, elle constate.
La musique reste dans une forme de pudeur.
C’est une marche de survivance plus que de deuil.
Nous sommes fiers et honorés que Brice Le Clair ait choisi l’Orchestre Colonne pour porter sur les fonts baptismaux sa toute nouvelle création.
Jean-Noël Ferrel
BIOGRAPHIES

Lucile débute le violon à l’école de musique d’Auxerre, puis part étudier avec Aurélio Perez et Agnès Reverdy au CRR de Boulogne-Billancourt à l’âge de 11 ans. Quelques années plus tard, c’est au CRR de Paris dans la classe de Serge Pataud qu’elle poursuit ses études musicales, avant de rentrer à la Haute École de Musique de Genève dans la classe de Mihaela Martin, où elle obtient son Bachelor of Arts puis son Master of Concert.
Lucile dédie beaucoup de temps à la pratique de la musique de chambre durant ces années (trio avec piano, quatuor à cordes), et participe à plusieurs académies et masterclass (Saint-Cézaire, Pommersfelden Summer Academy, Villecroze, Montepulciano…), et bénéficie de l’enseignement de professeurs tels que Marie-France Giret, Gabòr Takacs-Nagy, James Parker, Krzysztof Wegrzyn…
Férue d’orchestre, Lucile a l’occasion de jouer régulièrement au sein de prestigieux ensembles parisiens, tels que l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’Orchestre de Chambre de Paris ou encore l’Orchestre National de France.
Au-delà de la pratique instrumentale, et soucieuse de participer à l’élargissement de l’accès aux concerts pour tous, elle dédie également une partie de son temps au festival de musique Notes d’été à Irancy, dont elle est la directrice.
Lucile est violoniste au sein de l’orchestre de la Garde Républicaine depuis 2019, et violon solo de l’Orchestre Colonne depuis 2021.

Pierre Hamel débute le violon à l’âge de huit ans à Rouen, où il reçoit l’enseignement de Mesdames Hebert et Senard. Poursuivant de front des études scientifiques (deux diplômes d’ingénieur) et musicales, il a ensuite l’occasion de travailler avec Mme Hoppenot sur les conseils de Sir Y Menuhin. En 1988, il décide de se consacrer plus complètement à la musique et, dans le cadre de l’Académie de l’Orchestre à Cordes, travaille avec Mr Ghestem. Il se perfectionne alors également auprès de Mr Bogdanas et des autres membres du quatuor Enesco.
En 1989, il devient membre de l’Orchestre du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (« Orchestre des prix », dir. Mr Petitgirard), où il occupe en 1991-92 le poste de violon-solo. Il devient également, en 1992, violon-solo de l’Orchestre de Chambre de la Gironde (dir. Mr Sandmeier). Il rejoint ensuite, en 1994 l’Orchestre Symphonique Français (dir. Mr Petitgirard), où il occupe un poste de co-soliste, puis en 1998 devient membre de l’Orchestre des Pays de Savoie (dir. Mr Foster), jusqu’à son départ en 2004.
En 2002, il est nommé deuxième violon solo de l’Orchestre Colonne (dir. Mr Petitgirard). Il est depuis violon solo de l’Orchestre Colonne.
Parallèlement à son activité de musicien d’orchestre, Pierre Hamel se produit régulièrement en sonate, en formation de chambre, ou en soliste (Festival de Sceaux, Eté Girondin, Salle Gaveau, Sainte Chapelle, Maison de Radio-France…) dans un répertoire allant du baroque jusqu’à nos jours.

Après des études d’alto qui l’ont amenée à obtenir son diplôme du Conservatoire National Supérieur de Musique (CNSM) de Paris en juin 2004 dans la classe de Bruno Pasquier et Françoise Gneri, Delphine Anne étend sa pratique à l’improvisation libre (elle est diplômée du CNSM en juin 2006) et reçoit son Certificat d’Aptitude de professeur en juin 2007. Elle enseigne au CRD de Taverny.
Son activité artistique est diversifiée : membre de l’orchestre Colonne, elle se produit fréquemment comme chambriste (France, Italie, Suisse, Japon) et comme improvisatrice. S’intéressant à la musique contemporaine, elle a participé à l’Académie de Pierre Boulez au festival de Lucerne.
Elle est l’altiste du quatuor Midi-Minuit depuis 2016, avec lequel elle a enregistré 2 CD.

Mathieu Rolland a commencé par le violon au Conservatoire de Nimes, sa ville de naissance. D’abord engagé dans des études scientifiques, il commence finalement l’alto au sein de l’orchestre universitaire de l’Université Montpellier 2. Il enchaîne alors rapidement les classes et prix de conservatoire, suivant l’enseignement de Françoise Gnéri et de Vincent Aucante. Il prend également des cours avec Marie-Paule Milone et David Gaillard, et suit le cursus du Département de Formation à l’orchestre du CRR de Paris, grâce auquel il jouera avec l’orchestre de Paris et l’Ensemble orchestral de Paris.
Il entre comme tuttiste à l’orchestre Colonne en 2006, puis y deviendra co-soliste en 2012. Il a alors l’occasion de jouer dans toutes les grandes salles de Paris, de jouer en concerts de musique de chambre, ou de se produire à l’Opéra de Paris pour accompagner les ballets.Il participe également à des ciné-concerts et des spectacles pop au Grand Rex ou au Palais des Congrès. Il est appelé régulièrement à jouer avec l’orchestre de Picardie, et, dans un autre genre, a été cast member à Disneyland lors du Disney Music Festival.
Éclectique, il a étudié le tabla indien, compose et réalise des arrangements, et se passionne pour la MAO.

En tant que Révélation Classique de l’ADAMI 2019, Jérémy Garbarg incarne la nouvelle génération du violoncelle français. En avril 2021, il intègre le Quatuor Arod avec lequel il se produit dans les salles les plus prestigieuses du monde entier.
En tant que violoncelliste, Jérémy Garbarg remporte le Premier Prix et le Prix spécial de l’orchestre de Shenzen lors du Concours Schoenfeld à Harbin en septembre 2023. Il est également récompensé des 3ème Prix et Prix du Public dans les concours internationaux Brahms (Autriche) et Viña del Mar (Chili). Il remporte les Premiers Prix avec le Duo Consonance au Concours International de la Societa Umanitaria de Milan et à la Belgium Cello Society Competition de Bruxelles. Il est également lauréat de la Fondation Banque Populaire.
Son jeu qualifié de « bouleversant et généreux » l’amène à se produire régulièrement en France et à l’étranger. Il apparaît dans les médias sur Medici.tv, France Musique, la BBC, RTS, SWR, NDR, RTBF, France 3, Dakapp, RTS, Le Violoncelle, La Lettre du Musicien, TSF Jazz, … Il est invité régulièrement par le Centre de Musique de Chambre de Paris, l’Académie Seiji Ozawa, les festivals de Prades-Casals, les Sonates d’Automnes, des Rencontres de Bélaye, du Festival Européen Jeunes Talents, des Grands Crus de Bourgogne, des Rencontres Franco-américaines, de l’Ysaÿe’s Knokke, et se produit dans les salles de concert les plus prestigieuses : Philharmonie de Paris, Concertgebouw d’Amsterdam, Salle Cortot, Fondation Vuitton, la Seine Musicale, le Théâtre des Champs Elysées, Schloss Elmau (Allemagne), Alte Oper de Frankfurt (Allemagne), Prinzregent Theater de Münich (Allemagne), Flagey et Bozar de Bruxelles (Belgique), Victoria Hall de Genève (Suisse), la Philharmonie du Luxembourg, Sala Verdi de Milan (Italie), Casa da Musica de Porto (Portugal), La Jolla Music Society (USA), Cabell Hall Auditorium de Charlottesville (USA), Ozawa Hall de Tanglewood (Etats-Unis), Sénat de Valparaiso (Chili), Tongyeong Concert Hall (Corée du Sud), …
Jérémy Garbarg se produit régulièrement auprès d’artistes prestigieux : Alexandre Tharaud, Renaud et Gautier Capuçon, Daniel Hope, David Kadouch, Claire Désert, Clemens et Veronika Hagen, Adam Laloum, Lise de la Salle, Antoine Tamestit, Jérôme Pernoo, François Salque, Thibaut Garcia, …
Depuis 2018, Jérémy Garbarg est artiste en résidence à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth sous la direction de Gary Hoffman et Jeroen Reuling. Il s’est perfectionné au sein de la Classe d’Excellence de Gautier Capuçon, et a bénéficié des conseils de Jérôme Pernoo et François Salque.
Jérémy Garbarg sort son premier CD intitulé “Parlando” à l’automne 2022 qui est encensé par la critique.
Il joue sur un violoncelle de Rugieri fait à la fin du XVIIème siècle à Crémone avec un rare archet de François Peccatte de 1842. L’ADAMI, la Fondation Safran, la Fondation L’Or du Rhin, Thomastik-Infeld, Alpha Case, la Fondation Banque Populaire et l’Académie Musicale de Villecroze lui ont accordé leur confiance et le soutiennent dans ses projets.
©Sébastien Bedouet
C’est en région parisienne que Raphaël Ginzburg, trop petit en taille pour ses rêves de contrebassiste, s’essaie au violoncelle. Cet harmonieux malentendu dure encore aujourd’hui. Lyonnais d’adoption et passionné de musique de chambre, il a été membre du quatuor à cordes Wassily de 2017 à 2024.
Il se produit à l’international (France, Italie, Espagne, Norvège, Suisse, Canada…) et est lauréat de plusieurs concours nationaux et internationaux. Il se produit également en France au sein de nombreux ensembles orchestraux symphoniques (Lyon, Saint-Etienne, Paris, Lille) et orchestres de chambre (Pays de Savoie, Orchestre de chambre de Lyon, Appassionato). Appréciant particulièrement l’éclectisme musical que lui offre son instrument, il se produit internationalement dans des ensembles de musique contemporaine (Orchestre des alumni de la Lucerne Festival Academy en Suisse et Allemagne, Ukho (Ухо) en Ukraine), et participe à la création, en 2017 du spectacle Rêves et Motifs de la compagnie de marionnettistes Les Rémouleurs. Il collabore régulièrement avec l’Ensemble Les Illuminations.