Programme DE SALLE

LA FERVEUR DE L'ÂME

Jeudi 9 avril · 20h30
Salle Gaveau

Affiche La Ferveur de l'Ame - Raphaël Jouan

PROGRAMME

Antonin DVOŘÁK
Concerto pour violoncelle

Allegro – Adagio, ma non troppo – Allegro moderato

ENTRACTE

Elise BERTRAND
« Prière » (création mondiale pour voix et orchestre)

L’INVITATION AU VOYAGE
Oeuvre mystère à découvrir lors de ce concert
 
Edvard GRIEG
Peer Gynt (extraits des Suites n°1 et 2)

Au Matin – La Mort d’Aase – Retour de Peer Gynt – Dans l’Antre du Roi de la Montagne

Durée : 1h50 (avec entracte)

DISTRIBUTION

Orchestre Colonne
Marc KOROVITCH  · direction
Raphaël JOUAN · violoncelle
Emmanuelle DEMUYTER · soprano
Elise BERTRAND · violon
Paul ZIENTARA · alto

PRÉSENTATION

Interpréter le Concerto pour violoncelle d’Antonín Dvořák, c’est affronter l’une des œuvres les plus célèbres du répertoire. Pourtant, le compositeur tchèque portait un regard assez critique sur cet instrument : « sa place est dans un orchestre ou en musique de chambre. Comme soliste, il est insuffisant ; les registres medium sonnent magnifiquement mais les aigus nasillent et les graves bourdonnent ».

Si l’on met de côté un premier essai (jamais orchestré) esquissé tout jeune, Dvořák attendra 50 ans passés avant de se lancer. Il commence l’écriture du concerto à l’automne 1894 aux Etats-Unis, où il vit depuis sa nomination en qualité de Directeur du Conservatoire de New York en 1892. Alors que le dédicataire Hanus Wihan souhaite imposer une cadence virtuose à la fin du concerto, Dvořák refuse catégoriquement, quitte à se brouiller avec son ami. Il achève la partition en février 1895, très satisfait du résultat.

L’œuvre allie force et lyrisme, virtuosité et sensibilité, résonnances slaves et accents amérindiens (qui ne sont pas sans rappeler des pages de la Symphonie « du nouveau monde » et du Quatuor américain, composés quelques temps auparavant, en 1893). Tous les registres du violoncelle sont exploités, de même que différents modes de jeu – allant des accords, aux trilles – et autres éléments techniques incontournables – arpèges, bariolages, octaves – etc. Quant à l’orchestre, Dvořák alterne les interventions de masse puissantes et les dialogues subtils avec le soliste (écouter à ce propos la part-belle réservée aux instruments de la petite harmonie, notamment à la clarinette).

Certains moments parmi les plus émouvants de la partition, rendent hommage à sa belle-sœur Josephina Cermakova, décédée lors de la composition du concerto. Dvořák qui lui avait dédié la mélodie Kéž duch můj sám by sniti smèl (« Si seulement mon âme pouvait se consumer ») à l’époque où il était amoureux d’elle, glisse dans le deuxième et troisième mouvement des citations de ce témoignage d’amour :

clarinette (2ème mouvement)

 

violon solo (3ème mouvement)

 

Ultime oeuvre « américaine » de Dvorak, le concerto est créé le 19 mars 1896 à Londres sous la direction du compositeur, par Leo Stern, et demeure depuis, une des partitions favorites des violoncellistes et du public.

Très concernée par le surréalisme depuis plusieurs années, mon choix s’est rapidement tourné vers la poésie d’Antonin Artaud. Avec sa Prière, des images sonores orchestrales me traversaient immédiatement, accompagnant la voix d’Emmanuelle Demuyter, dont je connaissais la voix depuis plusieurs années, ayant déjà composé pour elle un cycle pour soprano et piano.

Cette poésie à la fois fervente, mystérieuse,  dont la supplique s’adresse peut être à Dieu, invite le lecteur (et l’auditeur) dans une quête de sens. Nécessité vitale- presque une question de survie – dans des œuvres comme « L’Ombilic des limbes » ou « Le Pèse Nerfs », l’écriture s’apparente à une tentative désespérée de se reconstruire intérieurement. C’est cette perte de lucidité poétique, cette désorganisation fragmentée de l’être, cette lutte contre la dissolution de son identité que j’ai souhaité mettre en lumière à travers la musique, plus scandée, aux motifs sans liens les uns avec les autres, dans les deux dernières strophes.

Création le 9 avril salle Gaveau à Paris par Emmanuelle Demuyter, l’Orchestre Colonne et Marc Korovitch à la direction, que je souhaite remercier de tout cœur.

Suivant le souhait de Marc Korovitch, notre Directeur Musical, a instauré la saison passée une nouvelle séquence dénommée « Invitation au voyage ». Il s’agit d’inviter le public à venir découvrir une page peu connue, choisie avec soin mais dont l’identité sera tenue secrète, comme une manière de placer l’auditeur en état de réceptivité totale (à l’image d’une écoute en aveugle).

Naturellement, à l’issue du concert, le nom de l’œuvre et son compositeur seront révélés.

Il est des mélodies, telles celles issues des Quatre saisons de Vivaldi, de la Petite musique de nuit Mozart ou du Boléro de Ravel, qui sont entrées dans l’inconscient collectif, au point parfois de dépasser la notoriété de leur auteur. C’est le cas de Peer Gynt d’Edvard Grieg.

Le public ignore bien souvent qu’il s’agit d’une musique de scène, composée pour accompagner la pièce du dramaturge norvégien Henrik Ibsen, et pour cause : d’une durée de cinq longs actes, au texte tantôt déclamé, tantôt scandé voire même chanté, l’œuvre est aujourd’hui rarement représentée dans sa version d’origine. L’intrigue aux allures de voyage initiatique est en outre assez complexe. Le personnage principal, Peer Gynt, fils de paysan, fanfaron, paresseux et aisément enclin au mensonge, enchaîne les aventures aux quatre coins du monde, avant de se repentir et de trouver le véritable sens de sa vie, chez lui, en Norvège.

Si l’écriture de la pièce date de 1866, Ibsen ne songe véritablement à la porter à la scène qu’en 1874. Il demande alors à son compatriote Edvard Grieg de composer une musique pour souligner l’action et les sentiments des personnages. La partition est achevée en juillet 1875 et la première représentation a lieu le 24 février 1876 au Christiania Theatre d’Oslo. Devant le succès retentissant de la création, la pièce est donnée trente-six fois au cours du printemps de la même année et de nombreux arrangements pour piano, destinés à un usage domestique, voient le jour.

Grieg décide de réunir huit numéros (sur vingt-trois) en deux suites, dans un ordre qui ne respecte pas celui de la pièce. La Suite n°1 (1888) et la Suite n°2 (1891) connaissent depuis un succès indémodable.

« Au matin »

Ouverture de la première Suite, cet extrait se situe initialement à l’acte 4. Peer Gynt est alors un marchand d’esclaves prospère installé au Maroc. Il est amusant de constater que cette célébrissime page évoque chez l’auditeur occidental contemporain le lever de soleil sur les fjords norvégiens ! Grieg essaie pourtant de figurer le désert, l’ailleurs, ou encore un certain exotisme, par l’emploi de l’échelle pentatonique sur le fameux thème principal. Présenté par la flûte et le hautbois, il est ensuite repris et développé dans un majestueux tutti d’orchestre.

« La Mort d’Aase »

A l’acte 3, Peer Gynt est de retour auprès de sa mère mourante. Grieg propose ici une musique à la fois simple (thème « antécédent/conséquent », rythmes répétitifs et élémentaires) et déchirante (tonalités mineures, chromatismes, dissonances, tempo très lent). Cet « andante doloroso », présente tout d’abord un grand crescendo orchestral, avant que la nuance ne redescende jusqu’à disparaître dans un « point d’orgue » à l’indication « morendo », qui accompagne le dernier souffle d’Aase.

« Retour de Peer Gynt »

Acte 5, désormais vieillard, Peer Gynt rentre finalement chez lui en Norvège, retrouver la paix intérieure auprès de Solveig qui n’a cessé de l’attendre. Grieg figure les tribulations des diverses aventures du héros dans une chevauchée effrénée, à la rythmique trochaïque obsédante. Les fusées chromatiques ne sont pas sans rappeler le quatrième mouvement « l’Orage », de la Symphonie pastorale de Beethoven.

 « L’antre du Roi de la montagne »

Autre extrait particulièrement célèbre de la Suite n°1, il correspond au milieu de l’acte 2 de la pièce, lorsque Peer Gynt, arrivé au monde des trolls, est conduit devant leur Roi. Cette page est construite autour d’un thème unique, qui évolue selon le principe de l’accumulation orchestrale – procédé que reprendra Ravel pour son Boléro : chaque occurrence est présentée par un nouvel instrument, dans une nuance de plus en plus forte. Enoncé de façon menaçante autant que boiteuse par les instruments graves de l’orchestre, il se montre finalement frénétique et explosif.

BIOGRAPHIES

Affiche Eroica

Marc Korovitch a été désigné Chef Principal Invité de l’Orchestre Symphonique de la RTVE (à partir de 2026), où il est Chef Principal du Chœur depuis 2024. Depuis 2023, il est Chef Principal de l’Orchestre Symphonique du Monténégro, depuis 2022 de l’Orchestre Colonne à Paris, et depuis 2019 Chef de Chœur et Chef d’Orchestre du Chœur de la Radio Suédoise.

Auparavant, il fut chef du Jeune Chœur de Paris de 2017 à 2024 et chef principal du Chœur de l’Orchestre de Paris entre 2022 et 2023.

Il a travaillé en étroite collaboration avec Denis Rouger, Celso Antunes, Michael Gläser, Dominique Rouits et Colin Metters, et il est régulièrement invité par des ensembles vocaux renommés tels qu’accentus, le Chœur de Radio France, le SWR Vokalensemble Stuttgart, le Chœur de la Radio Croate, le NDR Chor, l’Europa Chor Akademie, le WDR Chor, English Voices, le Coro de la Comunidad de Madrid, le Chœur de la Radio Serbe, le Eric Ericson Chamber Choir et le Chœur de la Radio Néerlandaise. Notamment, il est devenu le plus jeune chef à diriger le Concerto Köln, tant en Allemagne qu’en tournée en Italie et en Pologne. Ses collaborations orchestrales incluent le Hague Chamber Orchestra, le Zagreb Baroque Orchestra, l’Orchestre de la Radio Croate, l’Orchestre National de Montpellier et l’Orchestre de la Radio et Télévision Espagnole (RTVE).

Marc Korovitch a collaboré avec de grands chefs tels que Sir Simon Rattle, Herbert Blomstedt, Klaus Mäkelä, Daniel Harding, Lahav Shani, Gustavo Dudamel, Alan Gilbert, Philippe Jordan, Louis Langrée, Leonardo García Alarcón, Laurence Equilbey, Esa-Pekka Salonen et Jaap van Zweden. Ses engagements l’ont conduit dans des salles prestigieuses telles que la Philharmonie de Paris, le Theater an der Wien, l’Elbphilharmonie de Hambourg, le Lincoln Center de New York, le Berwaldhallen de Stockholm, l’Auditorio Nacional de Madrid et le Tokyo Opera City, ainsi qu’à des festivals de renom comme le Festival Radio France de Montpellier, les Rencontres Musicales d’Évian, la Mozartwoche de Salzbourg et le Mostly Mozart Festival de New York.

Né en 1987, Marc Korovitch a étudié à l’Université de la Sorbonne, à l’École Normale de Musique de Paris et à la Haute École de Musique de Genève.

Passionné par la pédagogie, il a été professeur de direction au Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris et au Pôle Supérieur Paris Boulogne-Billancourt. Il donne également des master classes à travers l’Europe, notamment à Oslo, Lisbonne, Zagreb et La Haye.

Affiche La Ferveur de l'Ame - Raphaël Jouan

Violoncelliste français remarqué pour son jeu engagé et raffiné, Raphaël Jouan, Révélation Classique de l’Adami, se caractérise également par son éclectisme et sa curiosité. Il explore avec autant de joie et de passion les mondes de la musique de chambre, des grands concertos, de l’improvisation, et on le retrouve sur des scènes et festivals prestigieux comme dans des cadres intimistes ou atypiques et des clubs de jazz.

Raphaël est invité à jouer dans des salles telles que la Philharmonie de Paris, le Théâtre des Bouffes du Nord, la Salle Gaveau, l’Arsenal de Metz, le Wigmore Hall, sur les ondes de France Musique, Arte Concert, Medici.tv, et dans le cadre de nombreux festivals en France et à l’international (les Folles Journées, Le Festival des Arcs, La Belle Saison, les Rencontres Musicales d’Evian, le Festival Pablo Casals…). Il est également très investi auprès de l’association Hors Saison Musicale qui apporte la musique en milieu rural.

Passionné de musique de chambre, activité fondamentale de sa vie musicale, il fonde en 2014 le Trio Hélios, formé au Conservatoire Supérieur de Paris ainsi qu’à l’ECMA – European Chamber Music Academy. Le trio est lauréat de nombreux concours (Concours de Lyon, Joseph Joachim, Trondheim, Kammermusikpreis Hasselburg, etc.) et a gravé deux albums pour le label Mirare : D’un matin de printemps (Saint-Saëns, Ravel, Boulanger) et Bohemia (Novàk, Fibich, Smetana – CHOC Classica). Le Trio Hélios est en résidence à la Fondation Singer-Polignac et est représenté par l’Agence Claire Laballery.

Parmi sa discographie, on peut également retenir les albums Facéties – en duo avec le violoncelliste Thibaut Reznicek – et Sérénade au côté de la pianiste Flore Merlin, disque salué par la critique (5 étoiles Classica, 5 Diapason, “Supersonic Award”, nomination ICMA, etc.).

Très attiré par les musiques improvisées, Raphaël se produit régulièrement dans des clubs de jazz et festivals atypiques (Uzeste Musical, Café de la Danse, Festival Jazz Contreband, Fête de l’Huma, Atelier du Plateau, Opéra Underground de Lyon, etc.), en particulier au sein de son duo avec l’accordéoniste Bruno Maurice. Leur dernier projet “Au fil du Vent” est lancé à Paris début 2025, et ils se produisent quelques mois plus tard au Sunset-Sunside au côté du violoniste Gilles Apap.

Raphaël a suivi les cursus du conservatoire de Metz avec Jean Adolphe, puis du conservatoire de Boulogne Billancourt avec Xavier Gagnepain. Il entre ensuite au Conservatoire Supérieur de Paris dans la classe de Michel Strauss et Guillaume Paoletti. Il étudie également le piano avec Zhu Xiao Mei, le violoncelle baroque avec Bruno Cocset, et reçoit les conseils de Gary Hoffman, Jérôme Pernoo, Gustav Rivinius, Jens Peter Maintz, Yo-Yo Ma, etc. À la suite de son Master, Raphaël est sélectionné pour la prestigieuse Classe d’Excellence de Gautier Capuçon à la fondation Louis Vuitton. Il se perfectionne ensuite en DAI (Diplôme d’Artiste Interprète) au CNSM ainsi qu’à la UdK de Berlin avec Danjulo Ishizaka.

Raphaël joue le violoncelle “ex-Meneses” de Matteo Goffriller (Venise, 1700-1710), et un archet d’André Richaume (1955), mis gracieusement à sa disposition par la compagnie CANIMEX INC., de Drummondville (Québec), Canada.

Depuis la saison 24-25, il est artiste en résidence à la Cité Musicale de Metz. Son album Dvořák en soliste au côté de l’Orchestre National de Metz Grand Est sous la direction de David Reiland sort le 13 février 2026 chez le label La Dolce Volta et se voit décerner un “Editor’s Choice” de Gramophone.

Emmanuelle découvre sa passion en chantant dans le chœur des enfants de l’opéra de Toulon.

Elle poursuit sa formation au sein du Département Supérieur pour Jeunes Chanteurs au CRR de Paris, dans la classe de Doris Lamprecht puis de Florence Guignolet. 

Elle y a l’opportunité de chanter plusieurs rôles, notamment à la salle Gaveau : Adèle dans Le concert à la cour d’Auber, Zerlina et Barbarina lors d’un concert dédié à Mozart et à Da Ponte. 

Avec l’ochestre Colonne, elle chante le rôle de Rosalinde dans Die Fledermaus de J.Strauss (mise en scène de Florence Guignolet, sous la direction de Marc Korovitch.) 

Elle étudie actuellement au CNSMD de Lyon, dans la classe de Mireille Delunsch. 

En septembre et décembre 2024, elle chante aux côtés de l’Orchestre National de Lyon, notamment les airs de La Reine de la Nuit de La flûte enchantée de Mozart. 

En mars 2025, elle est La Petite Renarde Rusée dans l’opéra éponyme de Janaček au CNSMDL (mise en scène de Bernard Rozet, sous la direction de Philippe forget.) 

Dans le cadre de festivals, elle interprète plusieurs rôles (Marie dans La fille du régiment de Donizetti, Mireilledans l’opéra de Gounod, La folie dans Platée de Rameau, Constance dans Les dialogues des carmélites de Poulenc…).

Née en 2000, Élise Bertrand s’est formée au piano d’abord, puis au violon, avant d’aborder la composition.

Après des études au CRR de Toulon, elle entre à 14 ans au CRR de Paris et y étudie le violon avec Suzanne Gessner et la composition avec Nicolas Bacri.
Au CNSMDP, la musicienne obtient un master de violon ainsi qu’un master de musique de chambre en sonate avec Gaspard Thomas, prolongeant en parallèle son parcours dans les classes d’écriture supérieure dans le même établissement (harmonie, contrepoint, fugue, orchestration, Écriture XXe et XXIe siècle…).
En 2022, elle devient Artiste en résidence à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth dans la classe d’Augustin Dumay, en poursuivant en parallèle dès 2023 un 3ème cycle Supérieur de violon (Diplôme d’Artiste Interprète) au CNSMDP, ce qui lui permet notamment de se produire comme soliste avec l’Orchestre des Lauréats du Conservatoire à la Cité de la Musique dans le 2e Concerto de Szymanowski en 2025.

Elise remporte de nombreux concours de violon, musique de chambre et de composition, notamment le 2ème Prix du Concours International Ginette Neveu et le Prix Spécial en 2019 pour la meilleure interprétation de la pièce contemporaine.

Nominée « Révélation Soliste Instrumental » des Victoires de la Musique 2024, Élise mène une double carrière de violoniste et compositrice, défendant avec passion le répertoire méconnu et contemporain, mêlant ainsi interprétation et création.

Elle est récompensée pour la singularité de son parcours musical par le soutien des Fondations Gautier Capuçon, L’Or du Rhin, Safran et Charles Oulmont. Élise et Gaspard sont également en résidence en sonate à la Fondation Singer Polignac depuis juillet 2025.

Chambriste très appréciée, elle se produit également en soliste dans différents concertos de Vivaldi à Szymanowski, en passant par ceux de Bach, Mozart, Beethoven, Mendelssohn, Brahms, Prokofiev, Chausson et ses propres œuvres, qu’elle joue aux côtés de l’ONDIF, l’Orchestre Vigo, l’Ensemble Appassionato, l’Orchestre de Montpellier, Casco Phil, la Mahlerian Camerata, l’Orchestre Colonne, l’Orchestre Philharmonique de Provence, l’Orchestre Etesias, l’Orchestre Silmaril, l’Ensemble les Déconcertants, l’OLC, l’Orchestre des Nations en Suisse… etc

En tant que violoniste, elle joue sur les scènes du Théâtre du Châtelet, de la Cité de la Musique, de la Philharmonie, des salles Gaveau et Cortot, de la Seine Musicale, au Victoria Hall de Genève, à La Roque d’Anthéron entre autres…

Elise participe à l’Académie de Villecroze (2019), aux Académies Seiji Ozawa et International Menuhin Music Academy (2021 et 2022), à l’Académie Jaroussky (2021-2022) dans la promotion Tchaïkovski, à la Stauffer Academy de Crémone avec Gil Shaham en 2023 et à l’Académie Ravel en 2024.

Publiées par Billaudot et Klarthe, ses pièces sont commandées par des ensembles, des instrumentistes éminents, des concours, des institutions et font l’objet d’émissions sur France Musique, Radio Classique et ARTE Concert. En 2022, sa Sonate-Poème, Op.11 est récompensée par la médaille de l’Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Arras.
Des articles lui sont également consacrés dans Classica, Diapason, Pianiste, Classykeo, Traversières Magazine et The Strad Korea.

Élise a été compositrice en résidence au Festival d’Auvers sur Oise, pour le Classeek Ambassador Program, et a honoré les commandes du Quatuor Modigliani, de l’ONF, d’Emmanuelle Bertrand, des Concours Piano Campus, Épinal et Larrieu, d’Augustin Dumay, de l’Orchestre Colonne, des Métaboles, de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, de Renaud Capuçon entre autres…
Après un premier disque monographique « Lettera Amorosa » salué par la presse, son prochain disque comme compositrice « Talisman »est sorti en janvier 2026 au label Nomadmusic.

Élise joue un violon de Joseph Gagliano, Naples 1796, généreusement prêté par la Fondation d’entreprise Société Générale.
Elle est représentée par l’Agence Nicole Viciana.

Paul Zientara est un altiste français qui se distingue sur les scènes françaises et internationales en soliste et musique de chambre.

Nommé aux Victoires de la Musique Classique 2025 dans la catégorie Révélation soliste instrumental, Paul Zientara est lauréat de plusieurs concours internationaux : 3ème prix du Concours Lionel Tertis sur l’île de Man, Lauréat de la Fondation Banque Populaire, Grand Prix de la Fondation Safran, Révélation de l’Adami…

Né en 2000, il débute l’alto à l’âge de 7 ans avec Yves Pruvot au Conservatoire de Yerres. Après deux années au CRR de Paris dans la classe de Françoise Gnéri, il est admis à l’âge de 16 ans au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Sabine Toutain. Il se perfectionne également en master soliste auprès de Lawrence Power à la ZHdK de Zurich. Il a reçu des conseils auprès de maîtres tels Tabea Zimmermann, Gérard Caussé, Tatjana Masurenko, le Quatuor Ebène, Laurent Korcia…

En 2022, il se produit en soliste dans la Symphonie Concertante de Mozart pour violon et alto avec Renaud Capuçon et l’Orchestre National du Capitole de Toulouse. Ses débuts en soliste sont marqués par le Concerto de Bartók avec l’orchestre Pasdeloup à l’âge de 16 ans, suivis de multiples expériences en soliste avec orchestres tels que l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg, le Cercle de l’Harmonie, l’Orchestre de la Garde Républicaine…

Par ailleurs, Paul Zientara se produit régulièrement en musique de chambre aux côtés de Renaud Capuçon, Emmanuel Pahud, Nelson Goerner, Alexandre Kantorow, Valeriy Sokolov, Bertrand Chamayou, Vincent Warnier, Julia Hagen, Marc Coppey… dans divers festivals et salles tels que l’Auditorium de la Maison de la Radio, la Philharmonie de Paris, à la Pierre Boulez Saal de Berlin, au Festival de La Roque- d’Anthéron, au Festival de Pâques d’Aix-en-Provence et de Deauville, les Rencontres Musicales d’Evian, aux Sommets Musicaux de Gstaad…

Sensible au répertoire contemporain, il est dédicataire de plusieurs œuvres de compositeurs.

Il intègre Beau Soir Productions dès sa création, ce qui lui permet de travailler avec Renaud Capuçon et ses équipes et d’enregistrer en musique de chambre les Quatuors de Mozart avec piano en 2023 ainsi que le Quatuor de Strauss en 2025 sous le label Deutsche Grammophon.

Il est professeur assistant de la classe de Gérard Caussé à l’Ecole Normale de Musique de Paris.

Il joue un alto de Carlo Ferdinando Landolfi de 1757 généreusement prêté par des mécènes privés et un alto moderne de Patrick Robin.

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