Programme DE SALLE

EROICA

Dimanche 7 juin · 16h
La Seine Musicale

PROGRAMME

Concert présenté par André Peyrègne
 
Francis POULENC
Aubade (concerto chorégraphique)
 

Clémence DE GRANDVAL
Ronde de Nuit

L’INVITATION AU VOYAGE
Oeuvre mystère à découvrir lors de ce concert
 

ENTRACTE

Ludwig van BEETHOVEN
Symphonie n°3 « Héroïque »

Allegro con brio / Marche funebre – Adagio assai / Scherzo -Allegro Vivace / Finale – Allegro molto

Durée : 1h45 (avec entracte)

DISTRIBUTION

Orchestre Colonne
Simon PROUST  · direction
Jean-Paul GASPARIAN · piano
 
Pandora BEAUMONT · chorégraphe
Compagnie Musagète · Alexia Barré (Diane), Marine Carré, Laurie Chomel, Maya Kawatake-Pinon, Giorgia Marchi, Circé Persoud, Claire Avias (costumière)

PRÉSENTATION

Francis Poulenc

Aubade, une renaissance

Ce dimanche 7 juin 2026 est un jour à marquer d’une pierre blanche : une oeuvre de Francis Poulenc va renaître sous son apparence originelle.

Aubade, joué de nos jours comme un simple concertino, dans les salles de concert, est en réalité une oeuvre qui fut conçue pour être chorégraphiée (et qui fut créée comme telle, dans les jardins de l’hôtel particulier de Charles et Marie-Laure de Noailles, à Paris). La chorégraphie avait été confiée à Bronislava Nijinska, déjà partenaire de Poulenc pour le ballet Les Biches (créé 5 ans auparavant, en 1924).

En 1929, Poulenc a 30 ans exactement. Il n’est plus tout à fait un jeune homme, mais l’essentiel de ses chefs-d’oeuvre reste à venir : Le Bal masqué (composé également pour Charles et Marie-Laure de Noailles) ainsi que le Concerto pour deux pianos viendront en 1932, le Concerto pour orgue, cordes et timbales en 1938, Les Mamelles de Tirésias en 1944, le Concerto pour piano en 1949, le Stabat Mater en 1950, Dialogues des carmélites en 1956, la Sonate pour flûte et piano en 1957, le Gloria en 1959, et La Dame de Monte-Carlo en 1961. Autant dire que Aubade, composé un an après le Concert champêtre (pour clavecin et orchestre), se situe à l’orée d’un parcours qui verra Poulenc osciller constamment entre le cabaret et le monastère.

On a tous en mémoire le génial mot d’esprit de Claude Rostand : « Il y a en Poulenc du moine et du voyou ». Le moine, pour autant, s’est révélé assez tardivement… en 1936 pour être précis, suite à la disparition brutale de son ami Pierre-Octave Ferroud (tué dans un accident de la route en Hongrie), et à l’occasion d’une visite au Sanctuaire de Rocamadour. Là, face à une Vierge Noire installée dans la Chapelle Notre-Dame, Poulenc ressentit une émotion telle qu’il décida – le soir même – de composer ses Litanies à la Vierge Noire.

Pour l’heure, en 1929, c’est Diane la chasseresse qui occupe l’esprit de Poulenc. La trame du ballet, en effet, fut imaginée par Poulenc lui-même : 6 danseuses, dont l’une personnifie Diane, évoluent sur scène en miroir d’une réflexion sur la solitude.

Suite à cette création « intime » (dans le cadre privé des Noailles), le ballet sera repris au Théâtre des Champs-Elysées en 1930 dans une chorégraphie de Georges Balanchine (chorégraphie que… Poulenc désapprouva : en effet, l’ajout d’un personnage masculin – Actéon – n’entrait pas dans la vision qu’il avait de son oeuvre). Et c’est assez dire à quel point la musique et le geste chorégraphique demeuraient indissociables dans l’esprit du compositeur.

Malheureusement, la chorégraphie originelle de Bronislava Nijinska est aujourd’hui perdue.

Aussi, Pandora Beaumont s’est livrée à de patientes et méticuleuses recherches, s’appuyant sur des indications trouvées ici ou là, pour tenter de reconstituer une chorégraphie qui se rapproche au plus près de celle de 1929. Pandora Beaumont nous livre ainsi quelques mots sur son travail :

« De style néoclassique, mélange de langage académique et moderne, la chorégraphie que je propose pour Aubade est une création originale. Les quelques indications scénographiques subsistantes servent de source d’inspiration pour créer une oeuvre « hommage », tout en lui insufflant une touche contemporaine. L’écriture chorégraphique suit (à quelques exceptions près) le plan initial de Poulenc et Nijinska tel qu’ils avaient imaginé illustrer la pièce par la danse. Les danseuses au nombre de six évolueront sur pointes comme dans l’oeuvre d’origine. Le mouvement dansé crée un déploiement des phrases musicales où le pianiste et la danseuse, les deux héros de la pièce, se font miroirs.

La Diane d’Aubade est particulière, plus femme que déesse. Pour le compositeur elle représente en quelque sorte son double au moment où il écrit la pièce, elle personnifie les amours contrariés et un certain état de solitude, tout en gardant un caractère résolu.

Les prémices de ce projet ont vu le jour au début de l’année 2017. Déjà profondément touchée par la musique de Poulenc, la découverte de Aubade fut pour moi une révélation. L’idée a alors germé de recréer ce ballet et de le faire découvrir à un large public. La musique de Poulenc, « lumineuse et profonde » comme le disait Darius Milhaud, riche de diverses influences et en même temps unique, est particulièrement proche de mon univers artistique.

« Je ne suis pas un calculateur, un technicien. J’aime la musique humaine, l’humour, le rire, ou la prière… J’oscille entre la gravité et la fantaisie. (…) je me fiche de la mode (…) je fais ce qui me chante, ce qui me va, me plaît ». Ces paroles du compositeur, recueillies en 1961, résument là tout son art et son anticonformisme, et m’inspirent particulièrement. »

Projet soutenu par l’Association des amis de Francis Poulenc
Compagnie Musagète

Clémence de Grandval

Ronde de Nuit

La suite de notre programme nous ramène à la deuxième moitié du XIXème siècle, par la plume de la compositrice Clémence de Grandval. A ce propos, il existe un malentendu persistant : certains esprits peu informés s’emploient à nous persuader que Clémence de Grandval dut lutter toute sa vie pour imposer ses oeuvres, victime d’une (soi-disant) misogynie de la part des milieux musicaux parisiens (et obligée, même, de signer ses oeuvres en recourant à des pseudos pour dissimuler sa condition de femme). Or, il n’en est rien. Rien n’est plus faux : dès ses (très) jeunes années, et jusqu’à son retrait de la vie publique quelques années avant sa disparition, Clémence de Grandval a ébloui critiques musicaux, auditeurs et collègues compositeurs par ses dons exceptionnels et la qualité remarquable de ses compositions.

Quant aux pseudos qu’elle a utilisés (au nombre de 3, principalement au début de sa carrière), ils sont tous féminins : Caroline Blangy, Clémence Valgrand et Marie Reiset de Tesier. Il ne s’agissait donc pas de dissimuler son identité féminine… En réalité, Clémence de Grandval – née le 21 janvier 1828 sous le nom de Marie-Félicie-Clémence de Reiset, au Château de la Cour du Bois – est issue d’un milieu aisé et de parents nobles (le Baron et la Baronne de Reiset). En 1851, elle se marie à son tour avec un aristocrate, devenant Vicomtesse de Grandval ; et c’est pour protéger le milieu noble dans lequel elle évoluait qu’elle prit – durant quelques années – l’un ou l’autre de ses 3 pseudos. L’explication est aussi simple que ça.

Parler de ses dons exceptionnels n’est pas un vain mot. Formée au piano par Frédéric Chopin et à la composition par Friedrich von Flotow, Clémence de Grandval s’est immédiatement révélée une artiste hors norme. Quelques années après sa disparition, Camille Saint-Saëns (qui lui enseigna aussi la composition, vers le milieu des années 1850) se souvenait encore de leur première rencontre : « J’avais douze ans, lorsque j’entendis pour la première fois la Vicomtesse de Grandval qui en avait dix-huit. C’était dans une matinée musicale, chez le violoniste de Cuvillon. Je fus frappé et charmé par la tranquillité, la fluidité de son jeu pur, sans nuances inutiles, qui s’accordait si bien avec ma manière de voir. Ce style uni et tranquille, elle le tenait de Chopin dont elle avait été l’élève. » (propos publiés dans ‘’Le Courrier musical de Paris’’ en 1910).

Saint-Saëns n’était pas le seul admirateur de Clémence de Grandval : Daniel-François-Esprit Auber, Ambroise Thomas, Henry Litolff, Charles Gounod et Georges Bizet se pressaient aux premières auditions pour découvrir les nouvelles compositions de Clémence de Grandval. Sans oublier Berlioz, lequel écrivit dans la ‘’Revue et Gazette musicale de Paris’’ du 7 juillet 1850 : « Il faut bien nous rappeler ici les talents tout exceptionnels de Mlle de Reiset que, le premier, dans la Gazette musicale, nous avons signalés aux amateurs de bonne musique instrumentale et du chant fin, expressif et spirituel. Mlle de Reiset n’a plus qu’une étude à faire, c’est celle de se garantir de l’orgueil que peut faire naitre en elle la louange banale ou hyperbolique. » (Clémence de Grandval s’appelait alors ‘’Mlle de Reiset’’, n’étant pas encore mariée). Bien plus encore, sept mois plus tard, Hector Berlioz inséra dans un programme qu’il dirigeait la création d’un Andante (en réalité, un mouvement d’une Symphonie en do majeur). Un critique, présent à ce concert, écrivit : « Une autre jeune muse a fait exécuter dans ce concert un andante de symphonie en ut, écrit par Mlle de Reiset. Ce morceau sagement conçu, conduit et richement instrumenté, a surpris les connaisseurs autant qu’il les charmés. » (propos parus dans la ‘’Revue et Gazette musicale de Paris’’ du 2 mars 1851).

Un autre artiste, et non des moindres, mit également son talent au service de Clémence de Grandval : Pablo de Sarasate, lequel créa une pièce pour violon solo en 1870, ainsi qu’une Fantaisie pour violon et orchestre, en janvier 1873, au Grand Hôtel de Paris.

On ne compte plus les commentaires dithyrambiques dont la presse couvrira chaque oeuvre de Clémence de Grandval : « Une allure noble et simple, un sentiment religieux réel, sans austérité toutefois, une entente parfaite du style vocal, une véritable science contrapuntique, voilà les qualités qu’on peut mettre à l’actif de cette oeuvre nouvelle de la grande dame artiste. » (à propos d’une audition de son Stabat Mater).

« Mme de Grandval a du talent, un talent très réel ; et le goût dirige sa plume de compositeur. On sent qu’elle s’est familiarisée avec les bons modèles et qu’elle a gagné dans cette fréquentation une habileté remarquable. » (à propos de la création de l’opéra La Comtesse Eva).

Ou encore, à propos de la création de Le sou de Lise : « Sur ce canevas champêtre et gracieux, brodé de prose naturelle et de vers élégants, Mme Caroline Blangy a écrit une partition où brillent deux qualités qui trop souvent ne se trouvent pas réunies, la distinction et la franchise. »

Ou enfin : « On connaît de Mme de Granval [sic] un grand nombre d’oeuvres instrumentales et vocales, dont on pourrait former un précieux recueil. Toutes sont marquées au coin de la plus exquise élégance et portent le cachet d’une souveraine distinction. »

On le voit, le talent de Clémence de Grandval ne fut ni ignoré, ni sous-estimé : en 1875, elle faisait déjà partie des ‘’membres honoraires de l’Association artistique d’Edouard Colonne’’, lequel créa une Sérénade pour orchestre en février 1874, et les Pièces pour clarinette et orchestre en mai 1883. Egalement, en 1880, Clémence de Grandval eut l’honneur de recevoir le très convoité ‘’Prix Rossini’’, décerné chaque année par l’Académie des Beaux-Arts.

Par contre, il est vrai que ses oeuvres disparurent des salles de concert à l’orée du XXème siècle. Debussy, Ravel et Stravinsky accaparaient tous les regards (parfois scandalisés, comme à la création du Sacre du Printemps). Puis survint la 1ère Guerre mondiale, puis l’ivresse des Années Folles, puis la 2ème Guerre mondiale, et l’après-guerre qui favorisa la musique sérielle et l’influence qu’exerça Pierre Boulez (des figures aussi différentes que Francis Poulenc, Olivier Messiaen ou Henri Dutilleux demeurant à part).

Tout ceci n’était pas propice à une renaissance des oeuvres de Clémence de Grandval (ou d’autres). Ce n’est qu’aujourd’hui que son oeuvre refait surface. A ce titre, si votre route croise le Stabat Mater enregistré récemment par Michel Piquemal, jetez-y un coup d’oreille : cette oeuvre était l’une des plus appréciées en son temps.

Suivant le souhait de Marc Korovitch, notre Directeur Musical, a instauré la saison passée une nouvelle séquence dénommée « Invitation au voyage ». Il s’agit d’inviter le public à venir découvrir une page peu connue, choisie avec soin mais dont l’identité sera tenue secrète, comme une manière de placer l’auditeur en état de réceptivité totale (à l’image d’une écoute en aveugle).

Naturellement, à l’issue du concert, le nom de l’œuvre et son compositeur seront révélés.

L’Invitation au Voyage :

TURINA · Rapsodia sinfonica, op.66

Symphonie Héroïque

C’est au cours de l’année 1802 que Beethoven commence à entrevoir ce qui deviendra sa 3ème symphonie (sa composition occupera les années 1803 et 1804), initialement conçue comme un hommage fervent à Bonaparte. Mais, le 2 décembre 1804, Napoléon décide de se faire couronner Empereur… provoquant chez Beethoven – démocrate convaincu – une immédiate déception rageuse qui le conduisit à transformer la dédicace. Hector Berlioz, en 1862, dans son recueil d’écrits sur la musique intitulé « A travers chants », nous livre une réflexion intéressante sur cette nouvelle dédicace : « On a grand tort de tronquer l’inscription placée en tête de la partition par le compositeur. Elle est intitulée : Symphonie héroïque pour fêter le souvenir d’un grand homme. On voit qu’il ne s’agit point ici de batailles ni de marches triomphales, ainsi que beaucoup de gens, trompés par la mutilation du titre, doivent s’y attendre, mais bien de pensers [sic] graves et profonds, de mélancoliques souvenirs, de cérémonies imposantes par leur grandeur et leur tristesse, en un mot, de l’oraison funèbre d’un héros. Je connais peu d’exemples en musique d’un style où la douleur ait su conserver constamment des formes aussi pures et une telle noblesse d’expression. »

La partition, créée à Vienne en avril 1805, passe pour être une des premières manifestations du romantisme musical, suscitant également la surprise en raison de sa longueur inhabituelle pour l’époque, et en raison de la charge émotionnelle qu’elle véhicule.

Jean-Noël Ferrel

BIOGRAPHIES

« Révélation chef d’orchestre » des Victoires de la Musique classique 2025, Simon Proust s’inscrit dans une nouvelle génération de chefs français ouverte et éclectique, abordant avec passion et exigence un large répertoire.

Remarqué par Bernard Haïtink à Lucerne, distingué par plusieurs prix internationaux notamment au Princess Astrid Conducting Competition en 2018, Simon Proust a étudié la direction d’orchestre auprès d’Alain Altinoglu au Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Paris, puis au Royal Conservatoire of Scotland.

D’abord engagé pour la musique de notre temps, il travaille avec l’Ensemble Intercontemporain (chef assistant puis invité), l’Ensemble Ars Nova, Les Métaboles et Multilatérale (chef invité). Il élargit depuis quelques années son répertoire notamment lyrique vers les ensembles jouant sur instruments anciens, tout d’abord auprès de Laurence Equilbey et Insula Orchestra, puis depuis 2022 avec Emmanuelle Haïm sur des productions lyriques dans des opéras et festivals renommés (Dutch National Opera, Festival International d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence, Théâtre des Champs-Elysées, opéras de Lille et Strasbourg). Il travaille régulièrement avec Les Siècles sur de nombreux projets et productions, et plus récemment avec les musiciens du Banquet céleste.

Depuis dix ans, Simon Proust dirige en France le répertoire symphonique avec l’Orchestre National des Pays-de-la-Loire, l’Orchestre de Bretagne, l’Orchestre de l’Opéra de Toulon, l’Orchestre national de Metz, l’Orchestre national de Lille, l’Orchestre d’Auvergne et l’Orchestre Symphonique Région-Centre-Tours-Val-de-Loire. Il a par ailleurs assisté Thomas Dausgaard auprès du BBC Scottish Symphony Orchestra entre 2016 et 2018.

En 2024-2025, il fait ses débuts dans la fosse de l’Opéra de Bordeaux, de l’Opéra de Reims et du Théâtre des Champs-Élysées avec les Frivolités Parisiennes dans l’opéra participatif « Un élixir d’amour » de Donizetti, dirige Le Docteur Miracle de Bizet à l’Opéra de Rouen et retrouve également au cours de la saison l’Orchestre de Picardie, l’Orchestre National des Pays-de-la-Loire, l’Orchestre Symphonique et Lyrique de Nancy, et Les Siècles.

Parmi ses projets en 2025-2026, citons: Une petite Flûte enchantée à l’Opéra de Lausanne, Le Docteur Miracle avec l’Orchestre de l’Opéra de Rouen, Il Trionfo del Tempo avec le Banquet Céleste, et des concerts avec l’Orchestre national des Pays de la Loire, l’Orchestre national d’Avignon, l’Orchestre symphonique de Tours, l’Orchestre des lauréats du CNSMD de Paris; il assiste par ailleurs Emmanuelle Haïm sur la production Semele de Haendel au DNO d’Amsterdam.

Passionné par la transmission et la pédagogie, il est responsable depuis septembre 2025 de l’Atelier XX-XXI du CNSMD de Lyon, directeur artistique et musical de l’Orchestre des Jeunes du Centre depuis 2018, de l’Ensemble Cartésixte, formation qu’il crée en 2011, diffusant la musique symphonique dans un quartier prioritaire de la ville de Tours dans une démarche d’ouverture et de partage. Il est également très engagé pour la promotion de la pratique amateure et enseigne la direction d’orchestre au Conservatoire Maurice Ravel à Levallois-Perret.

Simon Proust est nommé « Talent Adami 2016 » et « Génération Spedidam 2022-2024 ».

Il est représenté par l’agence RSBA depuis 2025.

Jean-Paul a fait paraître en septembre 2024 son sixième album, le deuxième pour le label naïve. Entièrement consacré à la musique arménienne, Origins s’est vu décerner un Diapason d’or et recueille les éloges de la presse internationale (« A Musician of Enormous Imagination » – Gramophone). En 2023, son disque Debussy a été sélectionné parmi les douze meilleurs enregistrements classiques de l’année par le magazine Crescendo. Ses précédents albums, consacrés à Rachmaninoff et Chopin, avaient déjà été accueillis avec enthousiasme (« Un Nouveau Coup de Maître » – Le Figaro, « A Highly Accomplished Chopinist » – BBC Music Magazine).

En février 2020, Jean-Paul a remporté le Prix Thierry-Scherz aux Sommets Musicaux de Gstaad, ce qui lui a offert l’enregistrement d’un disque avec l’Orchestre symphonique de Berne pour le label Claves, incluant le Concerto pour piano n.2 de Rachmaninoff et la Ballade Héroïque d’Arno Babadjanian.

Jean-Paul est nommé aux Victoires de la musique classique 2021 dans la catégorie Révélation soliste instrumental.

En mai 2022, Jean-Paul a fait ses débuts à la Philharmonie de Paris, en soliste avec l’Orchestre National d’Ile-de-France. En mai 2023, il a assuré la création française du concerto pour piano de Howard Shore, Ruin and Memory, à la Maison de la Radio, en compagnie du Philharmonique de Radio France.

Jean-Paul est le vainqueur du prestigieux Concours Européen de Brême (Allemagne) en 2014, mais également lauréat des concours Internationaux José Iturbi (Espagne) en 2015, GPIPL de Lyon (France) et Hastings (Angleterre) en 2013. Il remporte le prix de la Fondation Cziffra en 2014 et devient Lauréat de la Fondation l’Or du Rhin en octobre 2016.

Le 1er Prix de Philosophie au Concours Général des Lycéens de France lui est attribué en 2013.

Parmi les orchestres qui l’ont accompagné en soliste, citons : Orchestre Philharmonique de Radio-France, Orchestre National d’Ile-de-France, Nürnberger Symphoniker, Bremer Philharmoniker, Berner Symphonieorchester, Robert-Schumann-Philharmonie, Nordwestdeutsche Philharmonie, Musikkollegium Winterthur, Belgrade Philharmonic, Armenian State Symphony Orchestra, Orquesta Sinfónica de la Región de Murcia, Montenegrin Symphony Orchestra, Orchestre Colonne, Orchestre National de Lyon, Orchestre National d’Avignon…

En janvier 2018 il a remplacé au pied levé le célèbre pianiste Christian Zacharias dans le 24ème Concerto de Mozart sous la direction du grand chef autrichien Leopold Hager à la Stadthalle de Chemnitz.

Jean-Paul s’est produit en récital ou avec orchestre à la Philharmonie de Paris, Fondation Louis Vuitton, Auditorium de la Maison de la Radio, Teatro San Carlo de Naples, Minato Mirai Hall de Yokohama, Tonhalle de Zürich, Laeiszhalle de Hambourg, Gewandhaus de Leipzig, Meistersingerhalle de Nüremberg, Die Glocke de Brême, Mozarteum de Salzbourg, Salle Flagey de Bruxelles, Kolarac de Belgrade, Aram Khachaturian Concert Hall de Yerevan, et dans des festivals tels que La Roque d’Anthéron, Festival Radio-France de Montpellier, La Folle Journée de Nantes, Festival de Menton, Un Violon sur le Sable, Piano aux Jacobins, Printemps des Arts de Monte-Carlo, Les Flâneries Musicales de Reims, Nohant Chopin Festival, Festival de Saint-Denis, Festival International de Colmar, Sommets Musicaux de Gstaad, Piano à Saint-Ursanne, Schleswig-Holstein Festival, Festspiele Mecklenburg-Vorpommern, Kissinger Sommer Festival, Klavier-Festival Ruhr.</>

Par ailleurs, le Festival Chopin de Nohant a publié un album d’archives dédié à Aldo Ciccolini, dans lequel est incluse la Sonate en sol mineur de Schumann enregistrée en live par Jean-Paul Gasparian (édition 2015). Le Magazine Classica a décerné à l’album son Choc du Mois et placé Jean-Paul parmi les 10 pianistes les plus prometteurs de la jeune génération.

Né en 1995 à Paris de parents musiciens, Jean-Paul Gasparian est admis à l’unanimité au CNSM de Paris à 14 ans, où il obtient brillamment son Master en 2015. Ses professeurs sont Olivier Gardon, Jacques Rouvier, Michel Béroff, Laurent Cabasso. Après un 3ème cycle au CNSMDP avec Michel Dalberto et Claire Désert, ainsi qu’au Royal College of Music de Londres avec Vanessa Latarche (Artist Diploma), il se perfectionne auprès d’Elisso Virsaladze en Italie. Il reçoit également, depuis plusieurs années, les conseils réguliers de Tatiana Zelikman lors de masterclasses à l’étranger.

Jean-Paul est artiste en résidence à la Fondation Singer-Polignac, alumni de la Lieven Piano Foundation, lauréat de la Fondation Banque Populaire et de l’Académie musicale de Villecroze. Il est aussi, depuis l’été 2017, un Artiste Steinway.

Née à Paris, Pandora Beaumont a commencé la danse classique à l’âge de six ans et poursuit sa formation à l’École de Danse de l’Opéra de Paris puis à l’École Nationale Supérieure de Danse de Marseille sous la direction de Roland Petit. De 2005 à 2006, elle se perfectionne à l’Académie Vaganova de Saint-Pétersbourg. Pandora s’est produite en tant que soliste à Paris, Londres, Dublin, Weimar et Saint-Pétersbourg entre autres, et a développé un style chorégraphique néoclassique.

En 2014, elle étudie au Conservatoire Rimsky-Korsakov de Saint-Pétersbourg et présente sa première pièce Clara Militch, sur la 7ème Symphonie de Prokofiev, à l’occasion de la Nuit des Musées en 2015, puis en 2016 le ballet Paris – Suite Symphonique (Ibert) pour six danseurs.

En 2017, elle crée la pièce Passacaille présentée lors de deux concerts à Saint-Pétersbourg et fonde sa compagnie de danse Musagète en fin d’année. Puis en 2018, Pandora part en Allemagne et co-crée le projet « Musique Bewegt », pour lequel elle chorégraphie deux pièces: un ballet pour quatre danseuses Arabesque et le duo Alacritas. Le projet est présenté dans les villes de Weimar et Kassel. La même année, elle danse ses propres chorégraphies lors du concert d’ouverture du festival baroque Bach Biennale de Weimar, notamment sur le Fandango de Soler.

En 2020, elle participe avec l’ensemble Weimar Baroque au concert «Dialogue des Arts» au musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg sur le thème de l’Antiquité et en 2021, se produit de nouveau à la Bach Biennale dans la cantate Meine Freundin, du bist schön.

En 2022/2023, elle travaille en tant qu’assistante en gestuelle sur l’opéra/masque The Triumph of Peace, présenté à la Chapelle Royale de Versailles et au festival Embaroquement Immédiat à Valenciennes.

En 2024, elle se produit au Moulin d’Andé dans un programme Schubert/Dvorak où elle est chorégraphe et interprète, puis au Lausitzer Musiksommer dans les Suites pour violoncelle de J. S. Bach. Elle travaille actuellement à la création d’Aubade sur la musique de Francis Poulenc.

La Compagnie a été fondée dans le but de promouvoir le style chorégraphique néo-classique tout en s’enrichissant de diverses influences, allant de la danse ancienne au contemporain, et en faisant collaborer des artistes d’univers et de pays différents.

Accordant une grande importance au travail direct entre musiciens et danseurs, la compagnie met en avant des programmes offrant la possibilité aux artistes d’être ensemble sur scène, créant ainsi une symbiose unique.

Elle souhaite également pouvoir faire découvrir ou redécouvrir au plus grand nombre des œuvres musicales et chorégraphiques oubliées ou peu jouées.

Au-delà des modes et des frontières, la compagnie souhaite présenter une vision intemporelle de la danse.

Alexia Barré (Diane) est née en 2000 à Paris. Elle a effectué toute sa formation en danse classique, est passée par le Conservatoire Régional de Paris puis par l’Ecole de Danse de l’Opéra de Paris et enfin par le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris où elle a obtenu son diplôme en juin 2019 avec la mention très bien ainsi qu’un master en danse en jun 2021.
Elle rejoint alors la Compagnie Illicite Bayonne pendant un an puis décide de retourner à Paris et de commencer une carrière de danseuse freelance. Elle y travaille avec des compagnies comme celle de La Marche Bleue et la Cie Mes Lesne. A l’étranger, la Cie Elamor à Madrid et le Ballet d’Jerri sur l’île de Jersey.
En 2023, elle rejoint l’aventure des Souliers Rouges, une comédie musicale qui mélange le classique et le contemporain. Alexia est polyvalente et participe à de nombreux projets alliant la danse, le mannequinat et le cinéma.
Elle participe à de grands événements comme la performance « Chiroptera » devant l’Opéra Garnier orchestrée par le trio Damien Jalet, JR et Thomas Bangalter ou encore la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques à Paris chorégraphiée par Maud Lepladec et plus récemment la cérémonie d’ouverture de la Finale du Top 14 chorégraphiée par Benjamin Millepied.

Circé Persoud est une artiste chorégraphique franco-britannique originaire d’Annecy. Elle débute la danse au Conservatoire d’Annecy avant de rejoindre l’École Nationale de Danse de Marseille en 2017, puis le CNSMD de Lyon où elle suit une formation pluridisciplinaire de quatre ans, incluant une année au Junior Ballet. Elle obtient en 2022 son DNSPD en danse classique ainsi qu’une licence en Arts du Spectacle à l’Université Lumière Lyon 2. Elle poursuit sa formation à Séville avec Johan Inger dans le cadre de Take Off Dance, interprétant notamment IMPASSE, puis rejoint la compagnie EgriBiancoDanza à Turin. L’année suivante elle danse avec Valencia Dancing Forward en Espagne dans des oeuvres de Marcos Morau, Jacob Gomez, Asun Noales et Riccardo De Nigris. Artiste freelance, elle se produit en Autriche dans DER ATEM 17/19 de Lili Yung In Lee, présentée à ARS Electronica et au Tanzhafen Festival à Linz. Elle collabore depuis 2025 avec la compagnie Lou Creative Project et participe à la co-création d’une pièce et de films chorégraphiques en collaboration avec des musiciens du CNSMDP et une équipe de production cinématographique.

Maya Kawatake Pinon, artiste chorégraphique franco-japonaise, se forme en danse classique à Tokyo puis en danse contemporaine à Paris. Titulaire d’un master en philosophie de l’art à La Sorbonne, elle est également pédagogue et chercheuse en pratiques historiques du mouvement. Elle développe un langage chorégraphique protéiforme, nourri de collaborations avec des chorégraphes, metteurs en scène et plasticiens internationaux, parmi lesquels Alexei Ratmansky, Boris Charmatz, Marie-Geneviève Massé, Anna Chirescu, Yannis Kokkos. Elle danse dans diverses productions du Théâtre du Châtelet, à l’Opéra de Paris, à La Monnaie de Bruxelles, à l’Opéra de Marseille, au Théâtre du Capitole, à l’Opéra Comique, aux Chorégies d’Orange, à la Comédie de Clermont-Ferrand, et à l’Opéra Royal de Versailles. Depuis 2021, elle assiste régulièrement la chorégraphe Natalie Van Parys sur des productions lyriques en France (Le Bourgeois Gentilhomme, Jérôme Deschamps), en Italie (Festival de Ravenne) et au Japon notamment pour Le Rossignol / Iolanta – Stravinsky + Tchaïkovsky mis en scène par Yannis Kokkos au New National Theatre Tokyo. Elle fonde sa compagnie FRICTIONS, plateforme de création et de recherche, au sein de laquelle elle signe CONTRETEMPS (2023) et AYA+TOLI (2025).

Marine Carré, originaire des Lilas, commence la danse à l’âge de 4 ans puis débute sa formation professionnelle en 2014, à l’Ecole du Ballet Stanlowa. En 2017, elle rejoint l’École de Victor Ullate. Elle y travaille avec lui et Eduardo Lao et danse dans les ballets Peter Pan et Don Quichotte, à Madrid et également en tournée en Espagne. En parallèle, elle danse pour la Compania de Danza del sigle XXI dans Giselle. Elle étudie au JAC Ballet, où elle se forme à la technique Vaganova. Elle a dansé en tant que corps de ballet dans Don Quichotte puis en tant que soliste dans Satanella, Grand pas Classique ou encore La Belle au Bois Dormant. Elle a aussi pu danser dans des créations de José Antonio Checa et d’Eva Martinez. Marine participe également au Dance Open America où elle obtient le prix de la meilleure technique classique. En 2022, elle retourne en France et danse des rôles de soliste dans les spectacles Candlelight sur le thème de Casse-Noisette, en tournée en France et en Suisse. Elle travaille cette même année avec l’Opéra de Paris en tant que danseuse dans Les Noces de Figaro à l’Opéra Garnier. Elle effectue également des tournées avec la compagnie Etoile Ballet Gala et danse alors en tant que corps de ballet et demi-soliste dans les ballets Casse-Noisette et le Lac des Cygnes.

Giorgia Marchi est une jeune danseuse originaire d’Italie. Elle s’est formée et a obtenu son diplôme à l’Ecole de Danse du Teatro dell’Opera di Roma en Juillet 2020 sous la direction de Laura Comi. Ses expériences professionnelles ont commencé en Septembre 2021 et se sont poursuivies jusqu’en Juin 2022 en tant qu’Apprentie Danseuse au Ballet Preljocaj Junior, dirigé par Angelin Preljocaj à Aix-en-Provence (France). Elle a ensuite dansé dans le programme OnDance dirigé par Roberto Bolle. Entre Novembre 2022 et Janvier 2023, elle a travaillé en tant que Danseuse Soliste au sein de la Compagnie Rome City Ballet, dirigée par Luciano Cannito, ainsi que pendant la période de Septembre 2024 à Janvier 2025. Elle a entre autres dansé dans Casse-Noisette, Le Lac des Cygnes et Cendrillon. Entre Mai 2023 et Mai 2024, elle a travaillé comme membre du Corps de Ballet au Théâtre de l’Opéra et du Ballet de Sofia (Bulgarie) sous la direction artistique de Marta Petkova. Elle y a dansé dans des ballets tels que Giselle, Le Songe d’une Nuit d’Été et Don Quichotte, ainsi que dans les opéras La Flûte Enchantée et Aïda.

Laurie Chomel, 27 ans, se forme à la danse au Conservatoire Régional de Toulouse puis à l’École Supérieure de Danse de Marseille pendant 5 ans avant d’intégrer le cycle professionnel de la Escuela Bhakti Victor Ullate à Madrid. Elle travaille ensuite dans plusieurs compagnies en Europe dont le DJDD à La Haye aux Pays-Bas, et est engagée au Ballet National Croate à Split, où elle aura l’occasion, à plusieurs reprises, d’interpréter des rôles de solistes sur scène. Tout au long de ces années en compagnies, elle a la chance de travailler avec de nombreux chorégraphes tels que Igor Kirov, Kristian Lever, Nils Christe, Annegien Sneep, Ed Wubbe, Wubkje Kundersma, Hervé Koubi, Julien Lestel etc. Laurie est désormais basée en France, à Paris depuis 2021 et travaille en tant qu’artiste freelance. Elle est soliste dans les ballets de la Belle au Bois Dormant (Ballet of lights) ainsi que pour Casse-Noisette et Le Lac des Cygnes de EL Production. Elle a également dansé lors des concerts Schubertiades avec Maria Jao Pires en France et au Portugal. Elle participe régulièrement à des tournages de danse pour de la publicité, clip, et cinéma.

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