PROGRAMME DE SALLE

LES CURIOSITÉS D'UN GRAND VOYAGEUR

DIMANCHE 26 SEPTEMBRE 2021 · 16H00

· SALLE COLONNE ·

 

Camille Saint-Saëns

La Princesse jaune (ouverture)

Marc Korovitch direction

Le Pas d'Armes du Roi Jean, pour baryton et orchestre

Angelo Heck baryton, Jean-Michel Ferran direction

Rêverie, pour mezzo et orchestre

Gisèle Delgoulet mezzo, Flavien Boy direction

Concerto pour violoncelle et orchestre n°2

Marie-Claude Bantigny violoncelle, Laurent Petitgirard direction

Tatiana Probst

"L'Orbe des Cygnes" (création mondiale)

Martin Lebel direction

 

 

******** Entracte ********

 

 

Camille Saint-Saëns

Tarentelle, pour flûte, clarinette et orchestre

Anne-Cécile Cuniot flûte, Michel Bernier clarinette, Laëtitia Trouvé direction

Morceau de concert, pour cor et orchestre, op.94

Gilles Bertocchi mezzo, Ilan Sousa direction

L'Enlèvement, pour ténor et orchestre

Alexandre Jamar ténor, Marc Korovitch direction

La Cloche, pour soprano et orchestre

Emmanuelle Demuyter soprano, Flavien Boy direction

Les Cloches de la Mer, pour ténor et orchestre

Alexandre Jamar ténor, Jean-Michel Ferran direction

Suite pour orchestre, op.49

Chloé Meyzie, Michael Cousteau & Laurent Goossaert direction

  

 

 ANNE-CÉCILE CUNIOT ∙ Flûte
MARIE-CLAUDE BANTIGNY ∙ Violoncelle
MICHEL BERNIER ∙ Clarinette
GILLES BERTOCCHI ∙ Cor

CHANTEURS ET CHANTEUSES DU CRR DE PARIS
EMMANUELLE DEMUYTER ∙
Soprano
GISÈLE DELGOULET ∙
Mezzo-soprano
ALEXANDRE JAMAR ∙
Ténor
ANGELO HECK ∙
Baryton

 

Direction partagée

MARC KOROVITCH · JEAN-MICHEL FERRAN · FLAVIEN BOY · LAURENT PETITGIRARD · LAËTITIA TROUVÉ · MARTIN LEBEL · ILAN SOUSA · CHLOÉ MEYZIE · MICHAËL COUSTEAU · LAURENT GOOSSAERT

 

Camille Saint-Saëns

Camille Saint Saens 1910 Salle Gaveau

Camille Saint-Saëns - Salle Gaveau - 1910

 

Fidèle à sa tradition, l'Orchestre Colonne affiche aujourd'hui une œuvre contemporaine dont ce jour est une manière de baptême : fruit d'une commande de l'Orchestre Colonne, cet "Orbe des Cygnes" vit - en ce 26 septembre 2021 - sa création mondiale. Tatiana Probst est une jeune compositrice. Il est un fait que la fin du XXe siècle comme ce début du XXIe voient l'émergence spectaculaire d'une multitude de plumes féminines : Florentine Mulsant, Edith Canat de Chizy, Camille Pépin, Betsy Jolas, Kaija Saariaho... et tant d'autres. Il faut accompagner ce mouvement, qui n'est pas qu'un simple effet de mode : Louise Farrenc et Clara Schumann (avec la totale admiration de son époux Robert) ont ouvert cette voie. Alma Mahler (qui, elle, ne bénéficiait pas du soutien de son mari) a tenté de la prolonger. Puis vinrent Cécile Chaminade, Germaine Tailleferre, Lili Boulanger... et nous arrivons aujourd'hui à Tatiana Probst que nous sommes si heureux et fiers d'honorer.

Autour de Tatiana, notre concert est entièrement consacré à Saint-Saëns (dont l'année 2021 célèbre le centième anniversaire de sa disparition).

Les célébrations, les commémorations, les anniversaires (un anniversaire qui, dans le cas présent, s'étale sur une année entière), ne sont au fond que l'occasion de porter un regard neuf sur l’œuvre d'un compositeur, de ressusciter des partitions tombées dans l'oubli, de replacer en perspective l'homme créateur dans son contexte contemporain.

Il aurait été un peu inutile de programmer la Symphonie "avec orgue". Il aurait été tout aussi redondant de jouer le Carnaval des Animaux (pour lequel la Salle Colonne est l'écrin idéal). Mieux valait se tourner vers des partitions rarement entendues, encore plus rarement enregistrées (on signalera tout de même le disque gravé par Jean-Jacques Kantorow, à la tête de l'Ensemble Orchestral de Paris, et paru chez EMI, qui affiche des œuvres peu jouées de Saint-Saëns et dont une partie se retrouve dans notre concert d'aujourd'hui).

Quand on pense à Saint-Saëns, viennent immédiatement à l'esprit le gigantisme de cette fameuse 3ème Symphonie dite "avec orgue" (laquelle - outre l'orgue - affiche également 1 piano joué à 4 mains par 2 pianistes), le gigantisme non moins impressionnant de son opéra biblique Samson et Dalila, l'espièglerie de son Carnaval des Animaux (dont le compositeur avait interdit toute représentation publique de son vivant), une même espièglerie qui parcourt le poème symphonique Danse macabre, sans oublier le 3ème concerto pour violon ou le 1er concerto pour violoncelle.

On peut penser aussi à la 1ère sonate pour violon qui, amalgamée à celles de Franck, Fauré et Lekeu, a fait germer dans l'esprit de Proust la célèbre "Sonate de Vinteuil". Le morceau le plus célèbre - et le plus joué par tous les violoncellistes du monde, petits et grands - reste évidemment "Le Cygne" (seul extrait du Carnaval des Animaux dont Saint-Saëns avait autorisé la publication).

Voilà à peu près les seules œuvres encore couramment jouées de nos jours.

C'est peu.

C'est peu en regard du catalogue très fourni que nous laisse Saint-Saëns : 5 symphonies, 5 concertos pour piano, 3 concertos pour violon, 2 concertos pour violoncelle, 4 poèmes symphoniques, des œuvres chorales (un Requiem, un Oratorio de Noël...), 13 opéras (!), une foultitude de partitions pour le piano, l'orgue (Saint-Saëns a tenu les orgues de l'Eglise Saint-Merri, puis celles de l'Eglise de la Madeleine durant 20 ans) et la musique de chambre. Il nous laisse aussi près de 80 mélodies dont quelques-unes vous sont proposées cet après-midi.

Notre concert est donc un peu comme un voyage en terres inconnues, terres fertilisées par un compositeur qui - lui - est très connu.

De ses 13 opéras, le premier fut "La Princesse jaune" (écrit en 1872). Le succès ne vint pas à la rencontre ce premier opus scénique : il n'en reste pas moins un ouvrage fort bien écrit, dont l'ouverture nous donne un aperçu de sa brillance et de sa maîtrise (signalons le tout récent et bel enregistrement de Leo Hussain à la tête du Capitole de Toulouse, paru sous le label Bru Zane). Il nous livre aussi une autre clé : l'attirance de Saint-Saëns pour les voyages, les contrées lointaines et exotiques. Saint-Saëns était fasciné par le Japon (d'où cette "Princesse jaune"), il ne s'y rendit pourtant jamais. Mais, à part ce Japon rêvé et sublimé, le compositeur traversa la planète entière. Durant toute sa vie, avec la chance de pouvoir bénéficier d'une certaine aisance matérielle, il s'employa à conjuguer ses deux passions : la musique et les voyages. Il est vrai que Saint-Saëns avait une fragilité des bronches qui l'obligeait à passer ses hivers dans les pays chauds (l'Algérie, alors française, en particulier). Mais réduire ses voyages à une nécessité médicale serait méconnaître son insatiable curiosité et son goût pour la découverte de nouvelles contrées.

La curiosité de Saint-Saëns ne se limitait pas à la géographie : avec l'argent reçu pour ses Duos pour harmonium et piano, il s'est offert une lunette astronomique. Il s'intéressait aux sciences (à l'astronomie, donc), à la vulcanologie, à l'enregistrement sonore encore à ses balbutiements, aux débuts de ce nouvel art qu'était alors le cinéma (il composera même, en 1908, une musique pour le film muet L'assassinat du Duc de Guise), à la botanique... Saint-Saëns était un esprit curieux, ouvert, avide de nouvelles connaissances, avide de pays encore non visités. De ses voyages, ses partitions se font parfois l'écho (le 5ème concerto pour piano dit "L'Egyptien", la Suite algérienne, Samson et Dalila, Caprice andalou, Souvenir d'Italie, Nuit persane, Fantaisie Africa, Nuit à Lisbonne...). Et - justement - de ces multiples voyages, lorsque l'on mesure l'incroyable ouverture d'esprit du compositeur (et son goût pour les nouvelles découvertes), naît une contradiction : à l'inverse d'un Stravinsky, jamais l'écriture musicale de Saint-Saëns ne s'est infléchie. Saint-Saëns est décédé en 1921, soit 2 ans après la mort de Debussy : il a donc connu l'entière production du compositeur de La Mer, une grande partie des œuvres de Ravel... et, pourtant, Saint-Saëns est toujours resté fidèle à un certain classicisme, à une écriture héritée de ses maîtres et d'un certain passé. Le Prélude à l'après-midi d'un Faune ou Daphnis et Chloé ont glissé sur lui sans engendrer la moindre évolution dans son art. Est-ce à dire que Saint-Saëns était insensible à la musique de son temps ? Que nenni ! Dès 1871, il fonde (avec César Franck, Edouard Lalo et Gabriel Fauré) la Société Nationale de Musique, destinée à promouvoir les jeunes compositeurs de son temps. Edouard Colonne, en 1873, suivra une semblable inspiration : les Concerts Colonne (qui ont souvent accueilli Saint-Saëns) seront eux aussi les promoteurs de la jeune musique qui peine à se faire entendre. Mais, de cet élan affirmé (et revendiqué) vers la nouveauté, Saint-Saëns n'en inclura jamais les traces dans son écriture. Etonnant, non ?

En réalité, Saint-Saëns aimait l'ordre, la cohérence, le parfait agencement des éléments : tout ce que le classicisme prônait comme règles structurantes. Le musicologue Emile Vuillermoz résume assez nettement la situation : "Saint-Saëns fit preuve d'une lucidité, d'une maîtrise aisée, d'une sûreté de main et d'un imperturbable sang-froid qui lui ont été reprochés comme des tares. Il est certain que, dans la plus grande partie de sa production, son intelligence aiguë a joué un rôle plus actif que sa sensibilité. On ne saurait s'en plaindre en présence d'un chef-d’œuvre aussi accompli que sa Symphonie avec orgue où rien n'est laissé au hasard et où un cerveau supérieurement organisé conduit avec une virtuosité infaillible une polyphonie élégante et déliée dont toutes les courbes sont dessinées par un Ingres de la mélodie et dont les moindres rouages sont mis en place avec une minutieuse adresse. Il n'est pas inutile d'avoir la tête froide pour inventer, ajuster et engrener un mécanisme d'horlogerie aussi parfait que celui-ci. A-t-on jamais songé à exiger d'un horloger qu'il fasse intervenir les spasmes d'un cœur tumultueux dans la construction d'une montre ? Une symphonie n'est pas forcément pathétique." Emile Vuillermoz ajoute encore : "Saint-Saëns résume en lui quelques-unes des particularités caractéristiques du génie français : le goût de la netteté, de la clarté et de la logique, l'amour de la pureté néo-classique, l'intellectualisme raisonneur et l'intransigeance nationaliste." Voilà qui résume tout l'art de Saint-Saëns : intégrer dans l'esprit français les éléments auxquels un esprit curieux peut se trouver confronté et même émerveillé. Ravel, dans son Boléro, fera de même : une mélodie arabo-andalouse, déroulée sur un rythme ibérique et flanquée d'impulsions américano-jazzy, qui aboutit à une œuvre que seule une main française pouvait engendrer.

Parmi les 80 mélodies laissées par Saint-Saëns, notre concert de cet après-midi vous en propose 5 (chantées par de jeunes chanteurs promis au plus bel avenir). Le plus connu des 2 concertos pour violoncelle étant le 1er, notre concert vous offre le 2ème... dirigé par Laurent Petitgirard. Ceci n'est pas un hasard : Saint-Saëns était membre de l'Académie des Beaux-Arts, comme l'est aujourd'hui Laurent Petitgirard. Puis nous entendrons la Suite pour orchestre op.49, la délicieuse Tarentelle pour flûte et clarinette, le Morceau de concert pour cor et orchestre... : vraiment, un voyage en terres (encore) inconnues. Et c'est bien ainsi !

Bienvenue à ce moment de découvertes et de convivialité (où 10 chefs et cheffes d'orchestre se tendront la main !...).

Jean-Noël FERREL

L'Orbe des Cygnes (création) · Tatiana Probst

 

De la pureté naissent les cercles vertueux.
Le blanc immaculé d’une plume ancestrale,
Cygnatures dans l’onde,
Beauté immémoriale.

La tête haute, ou à l’abri d’une aile,
L’or bleu dessine sur lui un reflet d’elle.

Digne oiseau,
Loyal ami.
Douceur d’étang,
Malgré la pluie.

Cygne trompeur,
Tu ne t’effaces qu’après un dernier chant si beau !
Cygne du temps qui passe,
Sur les rides de l’eau.
Aucun insigne n’altère ta profondeur.

Secondes suspendues
Glissant dans une lente ronde,
Sur la surface des halos,
La lune en plein milieu du flot se gonde.

Soir irisé dans le silence,
Moire nappée de brume et de ciel,
Plateau si lent, absolu, Essentiel !

Tu es ce signe que l’on attend,
Pur, éclatant!
Toi qui nage en eaux troubles
-Sans vagues-
Formant des ronds touchants.
Dans l’exaltation du jour ou la contrition des soirs.
Celui qui demeure haut -de l’astre-
Tu as au cœur l’or des amours,
Et le sel du désir.
Toi cygne sur terre ou dans l’écho de l’âme : Art

Tatiana Probst

 

Biographie

Tatiana Probst

Tatiana PROBST

Compositrice

Née dans une famille de d’artistes et passionnée depuis son plus jeune âge par la composition - elle écrit son premier morceau à l’âge de 9 ans «Valse pour accordéon» - son désir d’écriture n’a jamais cessé de croître. C’est à l’âge de 14 ans, parallèlement à des études de piano et de chant, que Tatiana entre au Conservatoire Maurice Ravel de Levallois-Perret dans la classe de Michel Merlet auprès duquel elle suivra un cursus complet de composition. Elle est reçue au CNSMDP à l’âge de 20 ans en chant, qu'elle pratique parallèlement au piano et à la composition.

En 2007 et 2008, elle obtient deux prix au concours Récré Chorales organisé par la SACEM dans l’île de Ré, pour deux de ses pièces vocales. Durant son cursus au CNSMDP Tatiana compose plusieurs pièces de musique de chambre ainsi que deux cycles de mélodies pour voix et piano dont « Les apophtegmes de l’oubli » qui sera créé en Finlande par la soprano Chiara Skerath et la pianiste Marie Olivon, puis redonné à Radio- France en 2013 et diffusé sur France-Musique.

En juin 2013, elle obtient son diplôme de Master 2 de chant lyrique, en créant à l’occasion plusieurs de ses pièces ainsi que l’œuvre de son mémoire intitulée «Mémoire» pour voix et 5 instruments, accompagnée du collectif Warning.

En 2014, Tatiana initie un projet inter-grandes écoles en réunissant le CNSAD et les Arts décoratifs au sein du CNSMDP (plus de 60 étudiants) pour créer sa première comédie musicale «Ligne 5», dont elle écrit aussi le livret, et qui remporte un vif succès. La même année en novembre, suite à une commande de la ville de Sarcelles, elle crée sa première symphonie "Exorde" pour orchestre et texte enregistré par quatre récitantes sous la direction de Pierre Deville.

En mars 2016, elle est la première femme compositrice invitée pour la résidence Foyer-Joyeux à l’Abbaye de Fontevraud qui perpétue la mémoire de Geneviève Joy et d'Henri Dutilleux. Elle y crée «d'Ombre et de Lumière» une pièce pour piano à quatre-mains et commence l'écriture de son premier quatuor à cordes «Ainsi un nouveau jour» en hommage à Henri Dutilleux, créé quelques mois plus tard au Festival d'Hardelot par le Quatuor Rosamonde, puis rejoué par les mêmes interprètes en octobre 2016 dans l'auditorium Claude Debussy de la SACEM.

La même année, elle compose «Les Ans Volés» pour soprano et orchestre, commande pour le concert d’ouverture de la Saison 2017 "Envolées" de l’Orchestre Pasdeloup. Elle y tiendra elle-même la partie soliste à la Salle Gaveau, accompagnée de l'orchestre sous la direction de Julien Masmondet.

En 2018 elle reçoit une commande pour le festival Musiques aux Mines et compose un trio pour violon, violoncelle et piano intitulé «Trois mots-songe». En 2019 elle compose «Le Serment d’Hippocrene» pour violon et piano, créée par Laurent Korcia et Aeyoung Byun.

Durant le premier confinement (mars-avril 2020) Tatiana achève une commande pour soprano, viole de gambe et clavecin pour le festival Ars Terra (crée en juillet 2021).

En tant que chanteuse lyrique elle interprète sur scène les rôles de Musette («La Bohème» / Opéra de Reims), Micaela («Carmen» /Rabat), Mimi («La Boheme» /Salle Ravel) Nadia («La Veuve Joyeuse» /Rabat), Papagena et Pamina («La Flûte Enchantée» /Opéra de Lille, Festival de Lavaur et de Perpignan).
Tatiana est aussi poète depuis son plus jeune âge et a à son actif plus d'une centaine de poèmes. Elle est l’auteure de la plupart des textes accompagnants ses œuvres musicales et a également écrit plusieurs livrets de spectacles dont «Divagation», « Séjour dans la nuit » ou encore « Mots-monologue d’une isolée» qui lui a valu d’être lauréate du prix Beaumarchais de la SACD en 2012.

 
 
 
Anne Cecile Cuniot©Guillaume Collanges

Anne-Cécile CUNIOT

Flûtiste

Née en 1974, Anne-Cécile Cuniot obtient successivement la médaille d’or au Conservatoire National de Région de Reims dans la classe d’Odile Renault, le 1er prix interrégional à l’unanimité à Strasbourg, le 1er prix au CNR de Boulogne-Billancourt dans la classe de Céline Nessi (flûtiste à l’Opéra de Paris) et le diplôme de formation supérieure mention Très Bien au CNSM de Paris dans la classe de Pierre-Yves Artaud (soliste international) et Georges Alirol (flûtiste à l’Orchestre de Paris). Elle y obtient également le certificat de piccolo mention très bien (Pierre Dumail).

Elle poursuit son cursus au Conservatoire de Paris en intégrant le cycle de perfectionnement de musique de chambre avec la pianiste Elsa Cassac dans les classes des solistes Christian Ivaldi, Amy Flammer, David Walter et Michel Moraguès.

Co-soliste de l’orchestre Colonne, flûtiste solo de l’Orchestre de chambre Pelléas, flûtiste des ensembles Zellig, Ensemble Calliopée et Musica Nigella, membre du quintette Allegria, flûtiste au sein de l’ensemble TM+, elle se produit également au sein de divers ensembles (Ensemble Intercontemporain, Musique Oblique, Accroche-Note…), orchestres (Philharmonie de Radio-France, Orchestre d’Ile de France…) et groupes de musique de chambre. Elle participe également à divers festivals en soliste (“Présences” de Radio-France, “Automne en Normandie”, “Musica” à Strasbourg, “Ultima” à Oslo…) et à des masterclasses et stages d’été (Monein, Montauban…).

 
 
 
Marie Claude Bantigny©Jean-Baptiste Millot

Marie-Claude BANTIGNY

Violoncelliste

Marie-Claude Bantigny s'inscrit dans la lignée des prestigieux violoncellistes français auprès de qui elle se forme, tels que Maurice Gendron, André Navarra ou Roland Pidoux(premier prix de violoncelle et de musique de chambre du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris).Dirigée par Christian Ivaldi, elle remporte avec le Quatuor Fidelio le Premier Prix du Concours International de Musique de Chambre de Trieste "Sergio Lorenzi".

Sa carrière de chambriste et de soliste l'amène à jouer dans les festivals tels que la Roque d'Anthéron, les Week-end musicaux de la Baule, l'Orangerie de Sceaux, Aix en Musique et dans des salles de renommées internationales comme Gaveau, Pleyel, Le Louvre, le Théatre du Chatelet, l'Opéra Bastille, le Lincoln Center, ...

Elle se produit en soliste avec l'Orchestre Symphonique Français, les orchestres de Bordeaux, Bayonne, Perpignan, et Colonne, avec lesquels elle interprète les concertos de Haydn, Schumann, Saint-Saëns, Dvořák, le Double Concerto de Brahms, Don Quichotte, ...

Marie-Claude Bantigny participe régulièrement à des enregistrements pour Radio France. Sa discographie comprend La Muse et le Poète, le 1er Concerto pour Violoncelle de Saint-Saëns , l'intégrale des Sonates de Beethoven avec Romano Pallotini, le CD violoncelle seul et récitante « Je est un autre » avec la Chaconne de JS Bach, Invocation d’Eric Tanguy et Hamelin de Laurent Petitgirard.

Son éclectisme l'amène à élargir son répertoire en y ajoutant des compositeurs contemporains tels que Laurent Petitgirard, Éric Tanguy, Guillaume Connesson, ...

Enseignante (titulaire de CA), elle est également violoncelliste solo de l'Orchestre Colonne, ce qui lui confère selon la Presse spécialisée :

- sa "personnalité musicale généreuse au style sobre et lumineux"

- sa "sonorité profonde et déchirante"

- " son jeu intense et authentique qui a touché directement le cœur du public".

 
 
 
Michel Bernier©Jef Noël

Michel BERNIER

Clarinettiste

1ère Clarinette solo à l’Orchestre Colonne & Co-soliste à l’Opéra de Massy (Grande Scène Nationale).

Détenteur de plusieurs Médailles d’or et d’un Prix de Virtuosité, demi-finaliste au Concours International de Sonates de Vierzon (France), il s’est produit en soliste sur les plus grandes scènes de France (Salle Pleyel, Salle Wagram, Théâtre du Châtelet, Salle Gaveau, Salle Cortot) ou à Rome (Villa Médicis). Il a aussi effectué de nombreuses tournées à l'étranger au sein d'orchestres prestigieux (Japon, Hong-Kong, Pays-Bas, Égypte...).

Egalement titulaire du Diplôme d’Etat d’Enseignement, Michel Bernier accorde une importance particulière à la transmission.

Création et enregistrement (chez le label Naxos) d’un Trio pour violoncelle, clarinette et piano de Laurent Petitgirard.

 
 
 
Gilles Bertocchi©Jean-Baptiste Millot

Gilles BERTOCCHI

Corniste

Gilles Bertocchi suit un cursus musical au Conservatoire régional de Grenoble, à l’Université du Western Kentucky (États-Unis) et au Conservatoire de Rueil-Malmaison.

Il reçoit de nombreux prix : médaille d’or et de musique de chambre au Conservatoire de région de Grenoble, premier prix de cor à l’unanimité du jury au Conservatoire du 12ème arrondissement, premier prix de cor à l’unanimité au Conservatoire de Rueil-Malmaison.

De 1990 à 1992, il est membre titulaire de l’orchestre des prix du Conservatoire national supérieur de musique de Paris. En 1998, il devient cor solo de l’Orchestre de Colonne. Actif dans le domaine de l’enseignement, il est professeur de cor et musique de chambre au conservatoire de Bourg-la-Reine de 1999 à 2001, et depuis 2002, professeur de cor au conservatoire du Raincy.

Gilles Bertocchi est membre de l’Orchestre de chambre de Paris depuis 2005.

 
 
 
 
Marc Korovitch©Bernard Martinez

Marc KOROVITCH

Chef d'orchestre

Régulièrement invité par le SWR Vokalensemble Stuttgart depuis 2013 (dont un enregistrement de Daphnis et Chloé de Ravel avec Stéphane Denève), le chœur de Radio France et le chœur accentus depuis 2014.  Il prépare ou dirige ces chœurs lors de grands festivals tels que celui de Radio-France à Montpellier, les Rencontres Musicales d’Evian ou encore la Mozartwoche à Salzbourg, pour des chefs tels que Gustavo Dudamel, Laurence Equilbey, D. Gatti, L. Langrée ou Sir S. Rattle. En 2016 il prépare le NDR Chor, le SWR Vokalensemble et le Europa Chor Akademie dans Roméo et Juliette de Berlioz dirigé par Stéphane Denève et dirige en concert le WDR Chor de Cologne.

En 2017, il est invité par l’Académie d’Art Vocal de la Haye, participe à l’inauguration de la Seine Musicale et y dirige accentus dans l’Ange Scellé de Shchedrin.

En 2011, il devient le plus jeune chef invité de l'orchestre sur instruments anciens Concerto Köln avec lequel il dirige en Allemagne, en Italie pour le Palazzetto Bru Zane et en tournée en Pologne ainsi que  plusieurs orchestres européens comme l’Orchestre de Chambre de La Haye ou le Berliner Sinfonietta.

En 2019, il est nommé directeur musical du Le Chœur de la Radio Suédoise (Sveriges RadioKören).

 
 
 
Jean Michel Ferran©Patrice Fautrat

Jean-Michel FERRAN

Chef d'orchestre

Jean-Michel Ferran est diplômé du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, où il a enseigné ensuite pendant plusieurs années, ainsi que de l’Université Paris X (philosophie). Après avoir dirigé pendant presque trente ans le Conservatoire du 12ème arrondissement de Paris, il partage actuellement son activité de chef d’orchestre, pianiste et compositeur, entre les concerts (au piano ou à la direction), les publications musicologiques et la composition.

A l’image de sa formation, il se définit comme « faiseur de musiques », un compositeur éclectique et sans préjugés esthétiques, de la musique savante au cinéma (il a obtenu un Award à Hollywood), doublé d’un interprète curieux comme en témoigne son répertoire de chef d’orchestre qui, avec une orientation particulière vers le lyrique, est riche de plus de cinq cents œuvres allantde la Renaissance à la musique contemporaine. A la tête de divers ensembles (Orchestre du Foyer Maurice Ravel, Camerata Lutecia, Camerata de Tirana, Orchestre Paul Dukas, Tirana Philarmonic Orchestra, Paris Opéra Consort) il a dirigé les plus grands interprètes, parmi lesquels on peut citer les pianistes Stephen Bishop-Kovacevitch ou Denis Pascal, le violoncelliste Dominique de Williencourt, les guitaristes Alvaro Pierri, Zuran Dukic ou Emmanuel Rossfelder, la harpiste Frédérique Cambreling, le baryton Didier Henry, la mezzo-soprano Enkeleida Shkoza…Il a ainsi joué ou été joué aux quatre coins du monde : Albanie, Arabie Saoudite, Brésil, Chine, Corée, Japon, Kosovo, Russie, Amsterdam, Berlin, Munich, Tananarive, Tunis…

Depuis juin 2008 il est Chef principal et Directeur artistique du Tirana Philarmonic Orchestra (Albanie). En 2017, il est nommé professeur de direction d’orchestre à la ville de Paris. Il a publié une étude monographique sur Brahms, une biographie d’Odette Gartenlaub, et enregistré l’intégrale de la musique à deux pianos de Saint-Saëns avec Alain Jacquon. En 2015 la ministre de la Culture lui remet les insignes de Chevalier des Arts et Lettres.

 
 
 
Flavien Boy

Flavien BOY

Chef d'orchestre

Sa modestie l'empêchera de vous le dire, mais à chaque étape de ses études au Conservatoire à rayonnement régional (CRR) de Dijon, à l'Université de Bourgogne en faculté de musicologie, comme au CNSMDP, Flavien Boy est l'abonné des mentions Très Bien et des médailles d'or, nonobstant un seul échec... la mention Bien, mais comme major de promotion à l'université !

Né en 1982, Flavien Boy obtient son DEM de direction d'orchestre mention Très Bien à l'unanimité avec les félicitations du jury dans la classe de Jean-Sébastien Béreau au conservatoire de Dijon en décembre 2004. Il entre ensuite dans la classe d'analyse de Michaël Lévinas au CNSM de Paris, où il reçoit un Premier Prix, mention Très Bien, en juin 2007. Il se perfectionne ensuite lors de masterclass, avec différents chefs tels que Peter Eötvös, Gianluigi Gelmetti (Accademia Chigiana) ou Zoltan Pesko (Festival Bartòk). Titulaire du Diplôme d'État de direction d'ensembles instrumentaux, il dirige entre 2005 et 2010 les orchestres universitaires de Dijon et de Besançon, la Société Philharmonique de Dijon et la chorale Amis-Voix (Dijon).

En septembre 2010, il intègre la classe de direction d'orchestre du CNSM de Paris (CNSMDP) et y termine actuellement sa formation en Master de direction d'orchestre. Il est directeur artistique et chef d'orchestre de l'Ensemble Orchestral de Dijon (depuis 2006), chef de chœur de l'Ensemble vocal d'Orgeval (depuis 2011) et du chœur du barreau de Paris, les Maîtres-Chanteurs (depuis 2013).

Au plan pédagogique, Flavien Boy a d'ores-et-déjà un parcours riche en responsabilités pédagogiques, auprès de publics d'âges divers. Il a en effet assuré des missions auprès d'enfants du primaire, comme professeur de formation musicale en école municipale de musique, comme responsable pédagogique de l'orchestre de cordes (cycle I) au Conservatoire de Dijon. Son expérience s'est aussi étendue aux côtés d'adolescents, en tant que professeur vacataire en collège (Quetigny, 21), et de jeunes adultes, puisqu'il fut tuteur en analyse et formation musicales au département de musicologie de l'Université de Bourgogne. Actuellement Flavien Boy enseigne la musique de chambre au conservatoire de Chaville (92).

De même, son parcours lui a permis d'aborder différents courants musicaux, dont la musique contemporaine, comme directeur musical de l'ensemble Euphoria (Dijon) de 2004 à 2006.

 
 
 
 
Laurent Petitgirard©J.B. Millot

Laurent PETITGIRARD

Chef d'orchestre

Né en 1950, Laurent Petitgirard a étudié le piano avec Serge Petitgirard et la composition avec Alain Kremski.
Musicien éclectique, sa carrière de compo- siteur de musique symphonique, d’opéras et de musique de chambre double d’une impor- tante activité de chef d’orchestre..

Directeur musical de l’Orchestre Sympho- nique Français de 1989 à 1996, il a été élu en 2005 Directeur Musical par les musiciens de l’Orchestre Colonne, fonction qu’il a assuré jusqu’en 2018. Laurent Petitgirard a également composé de nombreuses musiques de films pour des metteurs en scène tels Otto Premin- ger, Jacques Demy, Francis Girod, Peter Kasso- vitz, Pierre Schœndœrffer, Jean-Claude Brialy, Pierre Granier Deferre...

Laurent Petitgirard a une importante activité de chef invité ((Orchestre de l’Opéra de Paris, Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, Orchestre National de France, Orchestre National de Lyon, de Bordeaux, de Strasbourg, de Lille, Bamberger Sinfo- niker, Berliner Symphoniker, Orchestres de la TonHalle, de la Fenice, de la BBC, Utah Symphonic Orchestra, Seoul Philharmonic, KBS and Korean Symphony Orchestras, Orchestre de la Suisse Romande, Orchestre National d’Espagne, Moscow State Or- chestra, Orchestre Nationalde Chine.....).

Il a enregistré une trentaine de disques, dont «Jeanne d’Arc au Bûcher» d’Hone- gger, «Gaspard de la Nuit» (Ravel-Constant) dont il a dirigé la création ou encore «Daphnis et Chloé», de Maurice Ravel.
De janvier 2013 à juin 2015, Laurent Petitgirard a dirigé le premier cycle de mu- sique à l’image du Conservatoire Supérieur de Musique et de Danse de Paris. Depuis 2013 il est le directeur artistique des soirées classiques de Ramatuelle.

Laurent Petitgirard a reçu le Grand Prix Lycéen des Compositeurs 2000 et le Prix Musique 2001 de la SACD.
Il a été élu le 1er février 2017 Secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-Arts où il siège depuis 2000 et a présidé à de nombreuses reprises le conseil d’adminis- tration de la Sacem

Il est marié avec la comédienne Sonia Petrovna et a un fils, Tristan Petitgirard, auteur, metteur en scène et comédien.

Laurent Petitgirard est Officier de la Légion d’Honneur, Officier dans l’Ordre Natio- nal du Mérite et Commandeur des Arts et Lettres. 

 
 
 
 
Laetitia Trouve©Aurélia Blanc

Laëtitia TROUVÉ

Cheffe d'orchestre

Après une formation théorique au Conservatoire à rayonnement régional de Boulogne-Billancourt qui lui a valu une première médaille d’harmonie et contrepoint, les premiers prix d’analyse, de culture musicale et d’orchestration, Laëtitia Trouvé, également prix de la SACEM en 1996 et 1999, premiers prix de violon, de musique de chambre et de formation musicale, entre au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP), où elle obtient le Diplôme de formation supérieure avec les Prix d’analyse et culture musicale.

En 1996 et 1997, elle est violoniste à l’Orchestre français des jeunes, dirigé par Marek Janowski. Elle travaille également avec Yutaka Sado et Gianluigi Gelmetti.

En 2000, elle entre au Conservatoire royal de musique de Liège (Belgique), où elle reçoit, en 2002, le premier prix de direction d’orchestre avec la plus grande distinction et les félicitations du jury.

Passionnée par le répertoire symphonique et reconnue par ses pairs, elle dirige l’Orchestre philharmonique de Liège, l’Orchestre Symphonique de Mulhouse, l’Orchestre Symphonique de Caen, l’Orchestre Colonne, l’Orchestre des concerts Lamoureux, l’Orchestre du festival de Sofia, l’Ensemble Sillages (musique contemporaine), l’Orchestre d’harmonie de la Musique des gardiens de la paix, l’Orchestre français des jeunes, la Maîtrise de l’Opéra de Liège et la Maîtrise Notre-Dame de Paris.

Concernée par la transmission et le partage, elle crée, en juillet 2011, l’orchestre symphonique Les Clés d’Euphonia, dont elle est la directrice musicale depuis lors. Cet orchestre propose des concerts expliqués, cherchant à faire connaître la musique « classique » au plus grand nombre, et forme de jeunes professionnels au métier de musicien d’orchestre.

En octobre 2019, avec l’orchestre Les Clés d’Euphonia, elle adapte le principe des concerts commentés au format de conférence TEDx, à l’invitation de l’association TEDx Vincennes. Sur le thème « Le courage de prendre le temps », elle fait ainsi entrer les spectateurs dans les secrets de composition des Entretiens de la Belle et la Bête, extrait des Contes de Ma Mère l’Oye de Maurice Ravel.

En mai 2017, convaincue que l’enseignement musical passe par l’oreille et s’adresse à tous les milieux sociaux, elle rejoint, en tant que chef et directeur artistique, le projet DÉMOS (Dispositif d’éducation musicale et orchestrale à vocation sociale) piloté par la Cité de la musique – Philharmonie de Paris.

 
 
 
 
Martin Lebel©S.P.

Martin LEBEL

Chef d'orchestre

Martin Lebel est le Directeur Musical depuis Septembre 2013 de la Filarmonia de Montevideo et, il a été reconduit à son poste de Directeur Musical de l’Orchestre de Karlovy Vary (République Tchèque), poste qu’il avait pris en 2009.

Premier Grand Prix de Direction d'orchestre au concours international «Prokofiev » à Saint-Pétersbourg en 2003, Martin Lebel est le premier chef français à recevoir une distinction à ce concours triennal à la suite duquel il est invité à diriger, et ce pour plusieurs concerts, l'Orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg.

Depuis 2003, il a dirigé de nombreux orchestres français et étrangers tels que : l'Orchestre national du Capitole à Toulouse, l'Orchestre symphonique de Saint-Etienne, l'Orchestre de Bretagne, l'Orchestre philharmonique de Ekaterinburg, l'Orchestre Philharmonia de Prague, l'Orchestre Métropolitain de Lisbonne et l'Orchestre de Montevideo en Uruguay.

Martin Lebel est un chef symphonique (9ème de Beethoven, Le Paradis et la Péri de Schumann, la Passion selon St-Jean de Bach, les Métamorphoses de Strauss, la 5ème symphonie de Mahler, le festival Beethoven (3concerts), le festival Dvorak, Le sacre du printemps de Stravinsky etc.) et lyrique (Madame Butterfly, Falstaff et Le Trouvère de Verdi) de grande envergure en France comme à l’étranger.

Pianiste et violoncelliste, Martin Lebel a été quatre fois primé au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris : en fugue, contrepoint, orchestration et direction d'orchestre.

En 1998, il est lauréat du concours international de Direction d'orchestre Dimitri Mitropoulos à Athènes. Auparavant, il se perfectionne à Tanglewood où il est choisi par Séiji Ozawa pour diriger pendant le Festival. Il assiste James Conlon dans des productions, avec le Gürtznich-Orchester de Köln et à l'Opéra Bastille.

Après avoir dirigé les orchestres de Nancy, d’Avignon et des Pays de Savoie, il dirige quarante concerts avec l'Orchestre de Bretagne en tant que jeune chef associé dans la saison 1996/1997.

Depuis 2001, il est régulièrement invité au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris à donner des master-class pour les élèves en classe de direction d'orchestre, et à diriger à l'Orchestre des lauréats du conservatoire (OLC). Il assure la création d’œuvres contemporaines à Radio-France, à l'Akademie der Kunst de Berlin et au Festival Ars Nova (Bruxelles). Il dirige aussi l'ensemble Itinéraire.

Depuis 2002, il est invité régulièrement au Festival Musical d'Automne de Jeunes Interprètes (FMAJI).

Martin Lebel a accompagné de nombreux solistes, tels que : Brigitte Engerer, Nicolai Lugansky, Kun Woo Paik, Bruno Rigutto, Alexandre Mogilevsky, Daniel Pollak, Cédric Tiebergin, Vanessa Wagner, Jean-Frédéric Neuburger, Daniel Raiskin, Emmanuelle Bertrand, Francis Pierre, Guy Touvron...

 
 
 
 
Ilan Sousa

Ilan SOUSA

Chef d'orchestre

Parallèlement à de brillantes études d’ingénieur généraliste (diplômé de l’École Centrale de Paris), Ilan SOUSA suit un cursus de formation de musicien professionnel où il accumule les distinctions dans des établissements prestigieux : d’abord au CRR de SAINT-MAUR-DES-FOSSÉS (médaille d’or de déchiffrage, DFE d’alto, DEM de Formation Musicale, DEM de cor, prix ce perfectionnement de cor), puis au CNSM de Paris (certificat d’initiation B à l’écriture, certificat d’initiation B à la direction d’orchestre, diplôme de 2ème cycle supérieur de cor), au CRR de LILLE enfin (certificat de direction d’orchestre mention Très Bien).

Il est titulaire du CA de professeur de cor ; après avoir exercé au CRD de BOBIGNY, il enseigne au CRD d'Argenteuil et au conservatoire  du VIIe arrondissement de Paris.

Il joue à l’Orchestre Colonne, et travaille régulièrement avec l'Orchestre de l'Opéra National de Paris, l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, l’Orchestre National d’Ile-de-France, l'Orchestre de Chambre de Paris, l'Orchestre de Tours, L'Orchestre Régional de Normandie, le Star Pop Orchestra.

Il est membre depuis 2010 du quintette de cuivres Fantasy Brass 5.

 
 
 
 
Chloe Meyzie©Marie-Clémence David

Chloé MEYZIE

Cheffe d'orchestre

Musicienne énergique et polyvalente, Chloé Meyzie mène avec passion et exigence une double carrière de cheffe d’orchestre et de musicologue.

À l’orée de sa carrière, elle vient d’être nommée directrice artistique et musicale de l’Ensemble Instrumental de la Mayenne, orchestre professionnel à géométrie variable, pour un mandat de 3 ans.

Plusieurs projets lui ont déjà permis de réaliser de belles rencontres artistiques dans de nombreuses régions de France mais aussi à l’international (Belgique, Suisse, Italie, Allemagne, Autriche, Grèce, Roumanie, Hongrie et États-Unis). Chloé a ainsi dirigé des œuvres du grand répertoire avec, entre autres, l’orchestre du Maggio Musicale de Florence, le Bucharest Symphony Orchestra, le Danube Symphony Orchestra et l’Orchestre National de Bretagne. Elle a été cheffe assistante pour le festival Music in the Alps en 2018. Dans le domaine de l’opéra, elle dirige Alcina de Haendel en 2020 lors de l’Académie Lyrique de Vendôme et a été cheffe assistante auprès de Dominique Rouits pour l’orchestre de l’Opéra de Massy lors de la saison 2017-2018. En 2020, elle est sélectionnée pour le concours international de direction d’orchestre organisé par Zonta International. En 2019, elle est lauréate de la 15th Danube Conducting Competition de Budapest. Elle a également été finaliste du concours de direction d’orchestre de l’Opéra de Baugé (2017) et du concours de recrutement du chef principal de la Musique de la Police Nationale (2016).

 
 
 
 
Michael Cousteau

Michaël COUSTEAU

Chef d'orchestre

La carrière de Michaël Cousteau l’a amené à diriger le répertoire symphonique et lyrique dans le monde entier. Son goût pour concevoir des programmes originaux contribue à faire de ses concerts des moments d’intelligence et de partage avec le public. Ambassadeur du répertoire français à l’étranger, il a également conçu de nombreux projets pluridisciplinaires avec des artistes venant du monde du théâtre, de la danse contemporaine et de la comédie musicale.

En Europe, Michaël Cousteau a dirigé l’Orchestre National de Lyon, l’Orchestre National de Montpellier, l’Orchestre Symphonique et Lyrique de Nancy et de Lorraine, l’Orchestre de Cannes, le Landesjugendorchester de Berlin, l’Orchestre de Chambre et l’Orchestre Symphonique de la radio Hollandaise et l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg. Il a également été chef assistant auprès de Gary Bertini à l’Opéra National de Paris, de Zoltan Pesko au Deutsche Oper am Rhein (Düsseldorf) et a assisté Emmanuel Krivine à l’Orchestre Français des Jeunes et à l’Orchestre National de Lyon.

Sollicité par les Instituts Français depuis 2006, Michaël Cousteau a été invité à diriger régulièrement les Filarmonica Banatul , Filarmonica Moldova et Filarmonica Mihail Jora en Roumanie, l’Orchestre de Chambre de Moscou, les Orchestres de la Radio et l’Orchestre National de Biélorussie, l’Orchestre National du Liban, le Royal Oman Symphony Orchestra, le Nusantara Symphony Orchestra d’Indonésie, le Bangkok Symphony Orchestra, l’Orchestre National du Vietnam et l’Orchestre Philharmonique des Philippines. Depuis 2012, il se rend régulièrement en Chine et y dirige l’Orchestre National de Chine, l’Orchestre Symphonique de Shenzhen, l’Orchestre Philharmonique de Xiamen, l’Orchestre de l’Opéra de Wuhan, l’Orchestre Philharmonique du Sichuan et l’Orchestre de la Hong – Kong Academy for Performing Arts. À Taïwan, il dirige le Taoyuan New Philharmonic Orchestra.

Passionné de pédagogie, Michaël Cousteau a donné de nombreuses master - class de direction d’orchestre et des conférences consacrées à la musique française en partenariat avec les universités des pays où il dirige. En France, il a collaboré avec les orchestres du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et s’investit dans des missions pédagogiques au sein du réseau des conservatoires municipaux de la Ville de Paris où il enseigne également la direction d’orchestre.

Michael Cousteau a étudié la direction d’orchestre auprès de Julius Kalmar et Karl Osterreicher à la Hochschule für Musik de Vienne et obtenu plusieurs prix de direction d’orchestre, d’analyse, d’orchestration et d’écriture aux conservatoires régionaux de Reims et de Paris. Il a également suivi des master - class avec Yuri Ahronovitch, Ilya Musin et Myung Wung Chung. Sélectionné pour les prestigieux Kiril Kondrashin master class aux Pays-Bas où il suit l’enseignement de Peter Eötvös, Ton Koopman et Eri Klas, il y est distingué pour se produire en concert au Beurs van Berlage et au Konzertgebouw d’Amsterdam avec les orchestres de la radio hollandaise.

Violoncelliste de formation, Michael Cousteau est également titulaire d’une maîtrise d’histoire culturelle de l’université de Paris I « Panthéon – Sorbonne ». 

 
 
 
 
Laurent Goossaert©Laurent Ardhuin

Laurent GOOSSAERT

Chef d'orchestre

Laurent Goossaert est un chef d’orchestre français formé dans la classe de Nicolas Brochot ; les productions symphoniques et lyriques qu’il est invité à diriger le mènent à la tête de l'Orchestre National de Chambre du Luxembourg, l'Orchestre National du Théâtre de l'Opéra de Iochkar-Ola en Russie, L’Orchestre d’Harmonie des Gardiens de la Paix (Paris), l'Orchestre Symphonique de Séville, l'ensemble Sine Qua Non, l'Orchestre Symphonique de Kinshasa (République démocratique du Congo), l’Orchestre de la Région Réunion, l’Orchestre Lamoureux, l'Opéra de Marseille…

Unanimement apprécié et reconnu par les plus grands solistes de la scène internationale, l’éclectisme des projets qu’il dirige se lit dans la pluralité des horizons des artistes avec lesquels il partage la scène. Retenons ses collaborations avec Gérard Caussé, Frank Braley, Jacques Tys, Christophe Giovaninetti, David Kadouch, Klara Csordas, Henri Demarquette, Christophe Poiget, Jean-Frédéric Neuburger, Dhafer Youssef, Brigitte Engerer, Jean-François Zygel, Frédéric Norel, Yakov Kasman, Dan Zhu, Laurent Boukobza, Désiré N’Kaoua, David Krakauer, Alexandra Grimal, Sylvain Rifflet, Jean-Charles Richard, Thomas Savy, Airelle Besson, Benjamin Moussay, Valeriy Sokolov, Michaël Lévinas, mais aussi des acteurs comme Francis Perrin, Marie-Christine Barrault, Jean-Claude Dreyfus, Davy Sardou, ou encore des ensembles comme le quintette Magnifica, la Maîtrise de Paris, le Sirba Octet, le Chœur Régional Vittoria d’Ile de France…

Laurent Goossaert est chargé de cours au Pôle Supérieur de Paris-Boulogne et enseigne la direction d’orchestre au CRD d’Évry et au CRR de Lille. il travaille actuellement à l’écriture d’un livre consacré à la direction d’orchestre, commande de l’ARIAM IDF.

Demi-finaliste du concours international de Pescara (Italie), Laurent Goossaert est depuis 2009 l'invité de l’Orchestre Lamoureux à Paris.

Il est désormais chef associé et conseiller artistique de l’Orchestre de la Région Réunion.