PROGRAMME DE SALLE

UNE ESCAPADE FRANÇAISE

DIMANCHE 10 OCTOBRE 2021 · 16H00

· SALLE COLONNE ·

 

Nicolas Bacri

Notturno
pour hautbois et orchestre à cordes, op.74
Diane Chirat-Battello hautbois

 

Hector Berlioz

Les Nuits d'été
Villanelle - Le Spectre de la Rose - Sur les lagunes -Absence - Au cimetière - L'Île inconnue
Marie Perbost soprano
 
 
 

******** Entracte ********

 

 

Edouard Lalo

Guitare
pour violon et orchestre, op.28 
Jean-Marc Phillips-Varjabédian violon  

 

Camille Saint-Saëns

Introduction et Rondo capriccioso
pour violon et orchestre
Jean-Marc Phillips-Varjabédian violon

  

Symphonie n°2, en la mineur, op.55
Allegro marcato, allegro appassionato  -  Adagio  -  Scherzo  -  Prestissimo

 

Orchestre Colonne
Jean-Michel Ferran direction 

Camille Saint Saens 1910 Salle Gaveau

Camille Saint-Saëns - Salle Gaveau - 1910

 

En France, nous avons notre Mendelssohn à nous !... du moins concernant la numérotation anarchique des symphonies. Chez Mendelssohn, la symphonie couramment numérotée comme "5ème" (dite Réformation) est en réalité la 2ème qui fut composée, la 4ème (dite Italienne) est en réalité la 3ème, la 3ème (dite Ecossaise) est en réalité la 5ème, etc... Pas facile de s'y repérer ! Mais l'explication est simple : la numérotation suit l'ordre des publications (y compris les publications posthumes) et non l'ordre chronologique de composition.

Saint-Saëns est un peu dans le même cas : il a composé 5 symphonies, mais sa fameuse 3ème, dite "avec orgue", est en fait la 5ème et dernière qu'il ait écrite. Si l'on tente de rétablir un ordre chronologique cohérent, on obtient le déroulé suivant :

- 1850 : Symphonie en la Majeur (sans numérotation).

- 1853 : Symphonie en mi bémol Majeur, op.2, que Saint-Saëns a numéroté comme "1ère".

- 1856 : Symphonie en fa Majeur (sans numérotation, sous-titrée Urbs Roma).

- 1859 : Symphonie en la mineur, op.55, que Saint-Saëns a numéroté comme "2ème".

- 1886 : Symphonie en do mineur, dite "avec orgue", op.78, qui porte (abusivement) le n°3.

Ainsi, malgré sa numérotation due à Saint-Saëns lui-même, la symphonie que nous entendons ce soir n'est pas la seconde que le compositeur ait écrite, mais sa 4ème. Elle n'en reste pas moins une œuvre de jeunesse : née en octobre 1835, Saint-Saëns n'avait que 24 ans lorsqu'il mit un point final à cette partition. 24 ans !... et déjà un catalogue impressionnant à son actif : 4 symphonies, plusieurs mélodies avec piano ou orchestre (dont Rêverie, Le Pas d'Armes du Roi Jean et La Cloche que nous avons entendus ici-même le 26 septembre dernier), la délicieuse Tarentelle pour flûte, clarinette et orchestre, un quintette avec piano, le 1er concerto pour piano, 2 concertos pour violon, un Oratorio de Noël, diverses pages pour piano et pour orgue, etc... Outre la numérotation anarchique des symphonies, Saint-Saëns partage avec Mendelssohn une autre caractéristique : celle d'être un enfant prodige, et d'avoir commencé à composer dès l'enfance. A l'âge de 14 ans seulement, Mendelssohn avait écrit 13 symphonies pour orchestre à cordes (!), divers concertos pour piano ou violon et orchestre à cordes, un quatuor, une sonate pour piano, 4 Singspiele... Mais, on le voit, Saint-Saëns n'avait rien à lui envier non plus !

La pertinence de rapprocher Saint-Saëns de Mendelssohn ne se limite pas à ces données historiques : on trouve chez l'un et l'autre une certaine parenté de style, une même conception du son orchestral, une même tendance à écrire dans la transparence du son (même les œuvres conçues dans le gigantisme n'imposent jamais, pour l'un comme pour l'autre, la lourdeur d'un poids sonore écrasant : la brillance l'emporte sur l'emphase). Tous deux cultivaient un certain goût pour la beauté formelle, la rigueur et le classicisme des structures (la 3ème symphonie, malgré sa découpe originale en 2 parties, et malgré l'adjonction d'un orgue et d'un piano joué à 4 mains, est en fait une partition de structure très classique où - à travers les 2 parties - apparaissent très clairement les 4 mouvements hérités de la tradition beethovénienne), une élégance des lignes mélodiques servie par une constante clarté dans l'élaboration du tissu polyphonique, le recours enfin à une virtuosité délibérément orientée vers un optimiste lumineux. Il n'est pas inutile d'ajouter que Mendelssohn et Saint-Saëns partageaient également une vénération pour Bach : on sait à quel point Mendelssohn déploya son énergie pour faire revivre certaines de ses œuvres (la Passion selon Saint-Matthieu, alors tombée dans l'oubli), et il faut se souvenir que Saint-Saëns transcrivit pour le piano un certain nombre de pages piochées çà et là dans l’œuvre de Bach (extraits de cantates, de sonates et de partitas).

Sans surprise, cette "2ème" symphonie reste fidèle aux canons classiques : 4 mouvements, un orchestre d'une dimension traditionnelle (Haydn sollicitait une nomenclature comparable), et une durée d'exécution qui avoisine les 20 minutes. Malgré la jeunesse du compositeur, on est frappé par l'extrême maîtrise de l'écriture, la sûreté du geste : ainsi, la symphonie ouvre son 1er mouvement sur une fugue à trois voix, à la fois concise et clairement dessinée, pour se refermer sur une tarentelle virevoltante que Mendelssohn (encore lui !) n'aurait pas reniée.

En cette année 2021 qui célèbre Saint-Saëns, il nous a paru opportun de faire revivre cette partition que peu d'orchestres affichent à leurs programmes. Les enregistrements ne sont pas nombreux non plus : Jean Martinon avait réalisé pour EMI, au milieu des années 70, une intégrale en tous points remarquable. Récemment, sous le label BIS, Jean-Jacques Kantorow (à la tête de l'Orchestre Philharmonique de Liège) a fait paraître un album réunissant les symphonies n°1 et 2 ainsi que la Symphonie en la Majeur (la toute première composée par Saint-Saëns) : la presse a accueilli cet enregistrement avec enthousiasme.

Comme beaucoup de ses contemporains, Saint-Saëns fut fasciné par le talent hors norme du violoniste Pablo de Sarasate. C'est pour ce virtuose que Lalo écrivit sa fameuse Symphonie espagnole, et que Saint-Saëns écrivit à son tour le 3ème concerto pour violon (en 1880). Mais dès 1863, pour honorer Sarasate, et comme un éblouissant prélude au futur concerto (qui restera son plus célèbre), Saint-Saëns compose une pièce assez brève et de caractère délibérément virtuose : l'Introduction et Rondo capriccioso que nous entendons ce soir.

Le 25 février 1871 est une date importante : ce jour-là, désireux de donner une large audience à la musique française, Saint-Saëns fonde avec Romain Bussine (chanteur et poète à la fois) la "Société Nationale de Musique" (dont le but avoué est bien de faire entendre et connaître les jeunes compositeurs français). Edouard Colonne, 2 ans plus tard, aura la même impulsion lorsqu'il créera l'orchestre qui porte son nom encore aujourd'hui. Mais Saint-Saëns et Bussine n'étaient pas seuls à se lancer dans l'aventure : César Franck, Ernest Guiraud, Gabriel Fauré, Henri Duparc, Jules Massenet, Alexis de Castillon et... Edouard Lalo deviennent membres actifs de cette SNM, faisant jouer leurs propres partitions comme portant sur les fonds baptismaux les œuvres de la nouvelle génération française. De Lalo, nous vous proposons ce soir une courte pièce, assez rarement jouée, et qui fut étrennée par l'Orchestre Colonne : Guitare, créée dans sa version orchestrale en 1920, sous la direction de Gabriel Pierné. Ici, le violon n'est pas tellement virtuose, il s'agit plutôt d'exploiter les ressources expressives de l'instrument (joué avec une sourdine, comme pour atténuer un éclat qui pourrait paraître trop envahissant). C'est un autre visage de Lalo, qu'il n'est pas inintéressant de mesurer.

On ne peut évoquer Edouard Colonne sans mentionner Berlioz ! Fervent partisan de ce génie orchestral, Edouard Colonne s'est très tôt attaché à faire revivre la mémoire de Berlioz, à redonner une audience aux œuvres que la postérité avait tendance à laisser dormir. Il inscrivit donc à ses programmes L'Enfance du Christ et Roméo et Juliette : le public suivit l'entreprise sans pour autant se montrer convaincu... Colonne récidive avec la Damnation de Faust, et - là - met le public à genoux. En février et mars 1877, Colonne donne 6 représentations de l'ouvrage qui déchaînent un enthousiasme encourageant. Dès lors, pas une année ne s'écoulera sans que Berlioz ne soit présent dans les programmes de concert (Requiem, Roméo, Damnation, Symphonie fantastique, Ouverture Carnaval, Benvenuto Cellini, Les Troyens, La Chasse royale, Les Francs-Juges, etc...). Curieusement, Edouard Colonne semble avoir dirigé les Nuits d'été sous une forme éclatée : telle ou telle mélodie venait s'insérer dans tel ou tel programme, mais le cycle intégral ne semble pas avoir été donné d'un seul tenant. Alors, aujourd'hui, restituons à ce cycle sa progression naturelle, cycle qui fut publié en 1841 sous la forme de 6 mélodies pour voix et piano (poèmes de Théophile Gautier). L'orchestration des Nuits d'été verra le jour en 1856, marquant - en France - l'émergence de la mélodie soutenue par un accompagnement orchestral. L'exemple fera école, et Saint-Saëns en fera grand usage ! Si Duparc privilégie - encore à son époque - le piano comme écrin pour la voix, Chausson et Ravel porteront la parure instrumentale à un niveau de raffinement proprement inouï...

Fidèle à la tradition initiée par Edouard Colonne (et - par-delà - fidèle aussi à l'esprit de cette SNM si chère au cœur de Saint-Saëns), l'orchestre ouvre son programme par l'aujourd'hui musical français. Nicolas Bacri aime à dire : "Il faut s'attacher à examiner les possibilités de renouer avec la pensée symphonique tonale élargie". Son Notturno (dédié à François Leleux, par ailleurs créateur de l’œuvre) illustre cette intention et date de 2001.

En 2001, justement, Philippe Michel écrivait dans le "New Grove Dictionary of Music and Musicians" : « Un temps ancrée dans une esthétique constructiviste post-webernienne dont le point culminant est sa Symphonie n°1 dédiée à Elliott Carter, sa musique a progressivement renoué, depuis son Concerto pour violoncelle de 1987 (dédié à Henri Dutilleux), avec cette continuité mélodique que l’esthétique prédominante de l’après-guerre avait évacuée. Loin de constituer une régression, au sens adornien du terme, ce virage contribue à inscrire Nicolas Bacri dans l’esthétique de son temps, une esthétique de la réconciliation ».

Ouvrons donc notre concert par cette œuvre de réconciliation !

Jean-Noël FERREL

Biographie

Diane Chirat Battello©Jérémy Dumbrill

Diane CHIRAT-BATTELLO

Hautbois

Née à Bordeaux en 1981, Diane Chirat-Battello fait ses études de Hautbois et de Cor Anglais au CNR et décroche en parallèle une licence de Musicologie.
Après 4 ans dans la classe de Jean-Louis Capezzali alors hautbois solo de l’Orchestre Philharmonique de Radio France, Diane sort du Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon en obtenant brillamment son diplôme.

Tout au long de son parcours, elle s’est perfectionnée auprès de grands maîtres tels que Alain Denis et François Leuleux.
Elle est régulièrement appelée dans des orchestres prestigieux tels que l’Orchestre National d’Ile de France, l’Opéra de Lyon et l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine. Depuis 2007, elle est Hautbois solo de l’orchestre Colonne à Paris sous la direction de Laurent Petitgirard. Installée en région PACA, Diane travaille régulièrement en parallèle de son poste à l’Orchestre Colonne avec les Orchestres de la région comme l’Orchestre Régional de Cannes PACA, les Orchestres Philharmoniques de Nice et Monaco, l’Opéra de Toulon.

Et c’est avec plaisir qu’elle monte des programmes de musique de chambre dès qu’elle en a l’occasion.

 
 
 
Marie Perbost©Pauline Darley

Marie Perbost

Soprano

Encouragée dès son plus jeune âge par sa mère chanteuse, Marie Perbost entre à la Maîtrise de Radio-France où elle se forme auprès des plus grands chefs (Kurt Masur, Myung Wung Chung...). En 2016, après de nombreux prix, elle est Révélation Lyrique de l’ADAMI. Après le Conservatoire National Supérieur de Paris (classes d’Alain Buet, Cécile de Boever et Anne le Bozec), elle se perfectionne à l’Académie de l’Opéra de Paris, à l’Académie du Festival d’Aix-en-Provence et au Young Singers Project du Festival de Salzbourg. Elle est la Révélation Artiste Lyrique des Victoires de la Musique classique 2020.

Très investie dans la construction théâtrale des rôles qu'on lui propose, elle aborde avec beaucoup de bonheur les rôles de Blanche de la Force/DIALOGUES DES CARMELITES, Despina/COSI FAN TUTTE, Elisetta /LE MARIAGE SECRET de Cimarosa, La Jeune Femme/REIGEN de Boesmans, Pamina/DIE ZAUBERFLÖTE (Opéra de Tours), Marzelline/FIDELIO (Atelier Lyrique de Tourcoing), Tullia/IL MONDO ALLA ROVERSA de Galuppi (Ensemble Akadêmia), Lucine/LE TESTAMENT DE TANTE CAROLINE de Roussel (Les Frivolités Parisiennes/Théâtre de L’Athénée de Paris) ; La Comtesse/RICHARD, CŒUR DE LION avec Le Concert Spirituel (Hervé Niquet) à l’Opéra Royal de Versailles etc.

La pandémie du Covid-19 interrompt brutalement la saison 2019-20. La Folie/PLATEE au Capitole de Toulouse et à l’Opéra Royal de Versailles est annulée, ainsi que de nombreux récitals et concerts avec l’AJAM de Strasbourg ; les ensembles Consonances, Les Epopées (LE RETOUR D’ULYSSE au Festival d’Opéra Baroque de Beaune) ; dans de nombreux festivals et son début de saison 2020-21 : LA PRINCESSE JAUNE à l’Opéra de Tours etc.

Très présente au concert, on peut l’entendre notamment à la Philharmonie de Berlin, Cologne et Essen avec Emmanuelle Haïm et Le Concert d’Astrée (motets de Mondonville/Rameau/Requiem de Campra) ; au Palazzetto Bru Zane de Venise ; au Victoria Hall de Genève (Gli Angeli), au Festival de Musique Baroque de Beaune (LE RETOUR D’ULYSSE/Les Epopées), au Festival de Sablé sur Sarthe (Il Caravaggio), au Festival d’Ambronay (Les Ombres), avec Les Surprises, l’Orchestre de Picardie etc.

Avec Joséphine Ambroselli, sa partenaire de récital, elles remportent de nombreux prix dont le Grand Prix du Concours International Nadia et Lili Boulanger en 2015 et publient en février 2019 « Une jeunesse à Paris » (Harmonia Mundi, collection Harmonia Nova), un disque consacré à la musique française des années folles, mêlant mélodies, chansons et opérettes Désireuses de revisiter et questionner l’art du récital, elles créent un « stand-up lyrique », un format innovant permettant d’aller à la rencontre de tous les publics.

En 2020-21, Marie Perbost reprend la route des récitals avec Joséphine Ambroselli et des concerts (Il Caravaggio au Festival de Sablé-sur-Sarthe, le Palazetto Bru Zane, Les Epopées, Les Surprises, l’Orchestre de Picardie, ainsi que Anne et La Renommée/LA DIDON de Desmarets avec Le Concert Spirituel d’Hervé Niquet au Théâtre des Champs-Elyséesetc) ;lePrinceCapricedanslagrandetournéeduVOYAGEDANSLALUNEduCFPLquisillonnera la France sur plusieurs saisons (Montpellier, Nancy, Compiègne...) ; Les Fêtes d’Hébé à Budapest avec le CMBV ; Almaïde/LA CARAVANE DU CAIRE de Grétry à l’Opéra de Tours etc.

Engagée dans la diffusion de la création contemporaine, elle est membre fondatrice et Soprano solo de l’Ensemble 101 (www.ensemble101.fr/), collectif de théâtre musical contemporain a cappella qui crée et joue ses propres œuvres récompensées par de nombreuses distinctions.

Marie Perbost est bénéficiaire d’une bourse de la Fondation l’Or du Rhin (Fondation de France), de la Fondation Meyer ainsi que de la Fondation Kriegelstein.

 
 
 
Jean-Marc Phillips-Varjabédian

Jean-Marc Phillips-Varjabédian

Violon

Jean-Marc Phillips-Varjabédian a commencé ses études de violon à l’age de 5 ans. Il obtient un premier prix de musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Parisen 1984 et l’année suivante un premier prix de violon. Il suit deux cycles de perfectionnement dans les classes de Gérard Poulet et de Jean-Claude Bernède.

Jean-Marc Phillips-Varjabédian étudie ensuite à Crémone en Italie sous la direction de Salvatore Accardo puis à la Julliard School of Music de New-York avec Dorothy Delay durant un an. Il a remporté de nombreux prix dans les concours internationaux de violon Carl Flesch, Zino Francescatti, Lipizer, Palm Beach.

Parallèlement à  sa carrière avec le Trio Wanderer, Jean-Marc Phillips-Varjabédian se produit en tant que soliste avec de nombreux orchestres tels l’ochestre de Lille, d’Avignon, de Bretagne, de Caen, de Poitou-Charentes, de Cannes et l’orchestre des Siècles. Il joue régulièrement en duo avec la paniste Marie-Joseph Jude.

Avec l’accordéoniste Richard Galliano, il a fondé un septuor autour d’un programme Piazzolla qui s’est produit à  travers le monde.

Jean-Marc Phillips-Varjabédian est professeur au Conservatoire national supérieur de Musique de Paris. Avec ses collègues du Trio Wanderer, Jean-Marc Phillips-Varjabédian a ouvert une classe de trio avec piano au CRR de Paris pour la préparation de concerts et des concours internationaux

Il joue sur un violon de Petrus GUARNERIUS (Venise 1748).

« La présence du violoniste Jean-Marc Phillips dans le Trio Wanderer constitue un atout inappréciable. Il possède le charme d’une sonorité chaude et charnue, la désinvolture que procure une totale maîtrise technique en même temps que le sens du dialogue. » (Le Figaro – Paris) 

 
 
 
Jean Michel Ferran©Patrice Fautrat

Jean-Michel FERRAN

Chef d'orchestre

Jean-Michel Ferran est diplômé du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, où il a enseigné ensuite pendant plusieurs années, ainsi que de l’Université Paris X (philosophie). Après avoir dirigé pendant presque trente ans le Conservatoire du 12ème arrondissement de Paris, il partage actuellement son activité de chef d’orchestre, pianiste et compositeur, entre les concerts (au piano ou à la direction), les publications musicologiques et la composition.

A l’image de sa formation, il se définit comme « faiseur de musiques », un compositeur éclectique et sans préjugés esthétiques, de la musique savante au cinéma (il a obtenu un Award à Hollywood), doublé d’un interprète curieux comme en témoigne son répertoire de chef d’orchestre qui, avec une orientation particulière vers le lyrique, est riche de plus de cinq cents œuvres allantde la Renaissance à la musique contemporaine. A la tête de divers ensembles (Orchestre du Foyer Maurice Ravel, Camerata Lutecia, Camerata de Tirana, Orchestre Paul Dukas, Tirana Philarmonic Orchestra, Paris Opéra Consort) il a dirigé les plus grands interprètes, parmi lesquels on peut citer les pianistes Stephen Bishop-Kovacevitch ou Denis Pascal, le violoncelliste Dominique de Williencourt, les guitaristes Alvaro Pierri, Zuran Dukic ou Emmanuel Rossfelder, la harpiste Frédérique Cambreling, le baryton Didier Henry, la mezzo-soprano Enkeleida Shkoza…Il a ainsi joué ou été joué aux quatre coins du monde : Albanie, Arabie Saoudite, Brésil, Chine, Corée, Japon, Kosovo, Russie, Amsterdam, Berlin, Munich, Tananarive, Tunis…

Depuis juin 2008 il est Chef principal et Directeur artistique du Tirana Philarmonic Orchestra (Albanie). En 2017, il est nommé professeur de direction d’orchestre à la ville de Paris. Il a publié une étude monographique sur Brahms, une biographie d’Odette Gartenlaub, et enregistré l’intégrale de la musique à deux pianos de Saint-Saëns avec Alain Jacquon. En 2015 la ministre de la Culture lui remet les insignes de Chevalier des Arts et Lettres.